Charlie Hebdo : Emmanuel Macron défend de nouveau "la liberté de blasphémer"

Charlie Hebdo : Emmanuel Macron défend de nouveau "la liberté de blasphémer"
Emmanuel Macron, le 1er septembre 2020 à Beyrouth.

, publié le mercredi 02 septembre 2020 à 08h05

Alors que Charlie Hebdo a décidé de republier, en Une, les douze caricatures de Mahomet qui en avaient fait une cible des jihadistes, le chef de l'Etat a martelé que "la caricature n'est pas un discours de haine".




"Un président de la République en France n'a jamais à qualifier le choix éditorial d'une rédaction", a estimé mardi 1er septembre Emmanuel Macron, alors que Charlie Hebdo a décidé de republier en Une, les douze caricatures de Mahomet qui en avaient fait une cible des jihadistes à la veille du procès des attentats de janvier 2015, qui ont fait 12 morts au sein de la rédaction.

"Depuis les débuts de la Troisième République il y a en France une liberté de blasphémer qui est attachée à la liberté de conscience. Je suis là pour protéger toutes ces libertés. Je n'ai pas à qualifier le choix de journalistes. J'ai juste à dire qu'en France on peut critiquer des gouvernants, un président, blasphémer, etc", a insisté le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse à Beyrouth. 

Il a cependant estimé que cette liberté "implique en revers une décence commune, une civilité, un respect" et qu'avec "la liberté d'expression, il y a le devoir de ne pas avoir de discours de haine", citant notamment les réseaux sociaux, tout en soulignant que sa remarque ne s'appliquait pas aux caricatures de Charlie Hebdo. "La caricature n'est pas un discours de haine", a-t-il par ailleurs martelé. 

"Demain, nous aurons tous une pensée pour les femmes et les hommes lâchement abattus" lors de l'attaque du journal satirique, a ajouté le président de la République. 




Emmanuel Macron a revendiqué à plusieurs reprises depuis son élection "le droit au blasphème" et à la liberté d'expression, la dernière en date à propos d'une adolescente menacée de mort en février sur les réseaux sociaux pour des propos hostiles à l'islam.

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