Chahutée dans un stade, Maracineanu pointe "un trop-plein de violence de la part d'une minorité"

Chahutée dans un stade, Maracineanu pointe "un trop-plein de violence de la part d'une minorité"
La ministre des sports Roxana Maracineanu lors d'un point presse au ministère à Paris, le 12 décembre 2019.

, publié le samedi 14 décembre 2019 à 14h37

La ministre des Sports Roxana Maracineanu, exfiltrée du stade de Saint-Ouen vendredi soir après avoir été chahutée par des supporters, a pointé samedi "un trop plein de violence de la part d'une minorité de personnes".

"Ce qu'il s'est passé hier (vendredi) est un condensé de ce qu'il peut se passer dans la société. Il y a eu un trop-plein de violence de la part d'une minorité de personnes", a déclaré Roxana Maracineanu à l'AFP.

"Au départ, des personnes avaient un message à faire passer sur la situation sociale actuelle. J'étais là pour les écouter, pour pouvoir le relayer. Puis d'autres sont venues discuter avec moi".

"A ce moment-là, une dizaine de personnes nous ont encerclés, et ont mis une cagoule sur la tête. C'est devenu intimidant. J'ai préféré partir", a affirmé la ministre.

Roxana Maracineanu, présente au stade Bauer avec son mari et des amis, a précisé avoir payé sa place 12 euros pour assister au match entre le Red Star et Quevilly-Rouen en National (troisième division). 

Elle indique avoir passé la première période avec le président du club et le maire de Saint-Ouen dans les loges. L'incident a eu lieu à la mi-temps, alors qu'elle s'apprêtait à suivre la seconde période avec ses proches dans les tribunes.

"Je voulais profiter de ma présence au stade pour discuter avec le président du club Patrice Haddad et le maire de Saint-Ouen du projet de rénovation du stade, parce que le Red Star qui est à quatre points du leader est en position de monter en Ligue 2. Dans ce cas, il faudra mettre le stade aux normes. On peut envisager des choses car le stade est à proximité du futur Village olympique, voir s'il peut servir de centre de préparation aux JO et obtenir le soutien du ministère et de la Solideo (chargée des chantiers des JO)", a-elle dit.

"Je trouve dommage d'en arriver là. Personne n'a le monopole du social. En tant que ministre des Sports, je me sens autant qu'eux (les personnes qui l'ont chahutée, ndlr) à ma place dans une enceinte sportive", a souligné Roxana Maracineanu, première championne du monde de l'histoire de la natation française, en 1998.

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