CFCM: Le Pen juge "positif" l'accord sur une charte

CFCM: Le Pen juge "positif" l'accord sur une charte
La cheffe du Rassemblement national Marine Le Pen, le 8 janvier 2021 à Lisbonne

, publié le dimanche 17 janvier 2021 à 20h32

La cheffe du Rassemblement national Marine Le Pen a jugé dimanche "positif" l'accord conclu samedi par les dirigeants du CFCM sur une "charte des principes" de l'islam qui doit donner le coup d'envoi d'une vaste restructuration de la deuxième religion de France.

"Je ne vais pas faire la fine bouche. Moi, tout ce qui va dans le sens de l'investissement d'un certain nombre de responsables religieux dans le respect de la loi de la République, ça me paraît positif", a-t-elle déclaré sur BFMTV.

Elle a toutefois dit attendre "que tout le monde l'ait signé", estimant que les groupes qui ne signent pas "doivent être dissous et interdits".

Arraché de haute lutte, ce texte de sept à huit pages réaffirme notamment "le principe de l'égalité hommes-femmes", la "compatibilité" de la foi musulmane avec la République et insiste aussi sur "le rejet de l'instrumentalisation de l'islam à des fins politiques" et la "non-ingérence" des Etats étrangers, a détaillé samedi le président du Conseil français du culture musulman, Mohammed Moussaoui.

Ce texte, qui scelle également "le rejet de certaines pratiques coutumières prétendument musulmanes", doit être validé, peut-être dès dimanche, par l'ensemble des fédérations du CFCM avant d'être présenté au président Emmanuel Macron.

"Enfin un texte sur les valeurs de la République!", "c'est une bonne nouvelle", s'est réjoui sur Europe 1 et Cnews le président du Sénat Gérard Larcher (LR) qui a rendu "hommage au président Moussaoui et à ses deux vice-présidents".

Cette réaffirmation formelle des principes républicains avait été demandée aux dirigeants du CFCM mi-novembre par le président de la République dans la foulée de son offensive contre le "séparatisme" et l'islam radical, qui a été, depuis, formalisée dans un projet de loi soumis lundi au Parlement.

Près de 1.700 amendements ont été déposés sur ce texte "confortant le respect des principes de la République" en commission toute la semaine, en prélude aux débats dans l'hémicycle à partir du 1er février.

Jugeant le texte du gouvernement "inefficace", Marine Le Pen a affirmé qu'elle proposerait "un contre-projet", un "projet de loi de lutte contre l'islamisme" afin de lutter "contre l'idéologie islamiste" qu'elle a qualifié de "totalitaire et meurtrière".

La cheffe du RN a dit soutenir l'amendement défendu notamment par la députée de la majorité Aurore Bergé sur l'interdiction du voile pour les petites filles, qui a finalement été déclaré irrecevable dimanche.

Commentant ce rejet, Marine Le Pen a estimé ensuite sur Twitter que le gouvernement démontrait, "une fois encore, qu'au-delà des mots, il n'a aucune volonté de lutter contre le cancer islamiste".

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