"Castex bigot d'Etat" : Jean-Luc Mélenchon critique la visite du Premier ministre au pape

"Castex bigot d'Etat" : Jean-Luc Mélenchon critique la visite du Premier ministre au pape
Jean-Luc Mélenchon, le 23 septembre 2021 à Paris.

publié le mercredi 20 octobre 2021 à 20h46

Le candidat Insoumis à la présidentielle reproche au chef du gouvernement  d'avoir repris "les poncifs traditionnalistes" sur l'histoire de France lors de sa visite lundi au Vatican.

En pleine tempête après les révélations retentissantes sur les abus sexuels dans l'Eglise catholique en France, le Premier ministre Jean Castex a été reçu lundi 18 octobre au Vatican par le pape François, avec qui il a évoqué l'épineuse "conciliation" entre la dénonciation de faits criminels et le "secret de la confession". Une visite qui a visiblement déplu à Jean-Luc Mélenchon.



Dans un billet de blog publié mercredi et titré "Castex bigot d'Etat", le candidat Insoumis à la présidentielle rappelle les nombreuses divergences qu'il a avec le gouvernement sur la relation avec l'Eglise, et s'indigne : "Voir Castex en Premier ministre tout miel tout sucre dans les bras du pape après s'être acharné à frapper les musulmans d'indignité laïque avec la loi contre le prétendu séparatisme, quelle mauvaise blague!"


Il fustige dans certains propos du chef du gouvernement "le recours aux légendes les plus éculées qui lui tiennent lieu d'histoire de France", par exemple sur l'importance du baptême de Clovis à Reims pour le pays ou le destin "messianique" attribué par le christianisme à la France.




"Dire que les papes ont voulu faire du peuple français un peuple élu au rôle messianique est tout simplement n'importe quoi" et c'est "avoir du christianisme une vision d'image pieuse", écrit le député des Bouches-du-Rhône, évoquant les "poncifs des traditionnalistes les plus bornés". "L'histoire de France est celle de tous les Français et elle n'est pas l'héritage d'une religion, en France gallo-romaine, des Lumières et de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen moins qu'ailleurs", conclut Jean-Luc Mélenchon. 

 

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