Castaner se dit "premier défenseur" des forces de l'ordre

Castaner se dit "premier défenseur" des forces de l'ordre
Christophe Castaner à l'Assemblée nationale lors des questions au gouvernement, le 16 juin 2020 à Paris

, publié le mardi 16 juin 2020 à 18h16

Christophe Castaner a affirmé mardi qu'il était "essentiel pour (lui) d'être le premier défenseur" des forces de l'ordre "contre tous ceux qui les ont salies en les accusant d'être des milices, des barbares" et ont réclamé qu'elles soient "désarmées".

En butte depuis une semaine à la colère des policiers, le ministre de l'Intérieur s'est dit "fier" des forces de l'ordre, à l'Assemblée nationale où il a été soumis au feu roulant des questions de plusieurs députés.

"Nos forces de l'ordre accomplissent un travail exceptionnel dans des conditions difficiles, subissent des menaces, des répressions", a-t-il affirmé.

A plusieurs reprises, il a apporté avec vigueur son soutien à la police et à la gendarmerie, manière pour lui de répondre à ceux qui l'accusent d'avoir "lâché" les forces de l'ordre quand il a annoncé l'interdiction d'une technique d'interpellation, la clé d'étranglement, et la "tolérance zéro " pour des actes de racisme de la part de la police.

"Il est essentiel pour moi d'être leur premier défenseur, et j'en suis fier, contre tous ceux qui les ont salis en les accusant d'être des milices, des barbares" et ont demandé qu'ils soient "désarmés".

"Ni lâchage, ni jamais non plus absence de courage", a insisté le ministre, en faisant valoir que les forces de l'ordre étaient "les gardiens de la République" et qu'il pouvait compter sur elles pour porter "l'exigence d'éthique, de morale et de responsabilité".

Au député LR Maxime Minot qui lui reprochait de ne pas défendre la police, il s'est agacé: "Je n'ai jamais cessé de les défendre. Je n'accepte pas que l'on insinue que j'aurais pu abandonner à un quelconque moment nos forces de l'ordre, moi qui étais depuis 20 mois, chaque jour, chaque nuit à leurs côtés".

Christophe Castaner est revenu en outre sur son exigence de lutte contre le racisme dans les rangs de la police: "Il n'est pas question de stigmatiser la police nationale quand nous combattons le racisme en son sein parce que quelques individus la salissent par leur comportement". "C'est parce que l'on veut défendre la police que l'on doit porter cette exigence, cette tolérance zéro".

Quant à l'interdiction de la "clé d'étranglement, il a répété que c'était "un geste dangereux".

Le ministre de l'Intérieur a aussi défendu son action, avec un "budget d'action depuis trois ans d'un milliard de crédits supplémentaires pour la sécurité intérieure" et le recrutement de "10.000 policiers et gendarmes", ainsi que le paiement des heures supplémentaires.

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