Carlos Ghosn : "La France n'extrade jamais ses nationaux", martèle la ministre Agnès Pannier-Runacher

Carlos Ghosn : "La France n'extrade jamais ses nationaux", martèle la ministre Agnès Pannier-Runacher
Agnès Pannier-Runacher, le 12 novembre 2019, à l'Assemblée nationale
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, publié le jeudi 02 janvier 2020 à 10h24

L'ancien PDG de Renault-Nissan est actuellement au Liban, après une fuite rocambolesque du Japon où il était assigné à résidence.

Sujet de quatre inculpations au Japon, Carlos Ghosn a trouvé refuge au Liban après une évasion dont les contours demeurent encore flous. Interrogée sur la situation judiciaire de l'ex-patron de Renault-Nissan, la ministre Agnès Pannier-Runacher a affirmé que l'homme d'affaires ne sera pas extradé s'il vient en France.


"Si Mr Ghosn venait en France, nous n'extraderons pas Mr Ghosn, parce que la France n'extrade jamais ses nationaux; donc nous appliquons à Mr Ghosn comme à Monsieur tout le monde les mêmes règles du jeu mais cela ne nous empêche pas de penser que Mr Ghosn n'a pas à se soustraire à la justice japonaise", a commenté la secrétaire d'Etat à l'Economie sur le plateau de BFM-TV, ce jeudi 2 janvier. "Je n'ai pas les mots pour qualifier cette fuite. Encore une fois, personne n'est au-dessus des lois!", a t-elle estimé ajoutant au sujet de Carlos Ghosn que "sa vie n'était pas en danger, sinon la France serait intervenue".

Ce même jour, de nouveaux détails sur le contexte de la fuite de l'homme d'affaires ont émergé. Une source proche du dossier a ainsi indiqué que Carlos avait deux passeports français, dont un sur lui dans un étui fermé par un code secret. Par ailleurs, selon les médias japonais, une perquisition a eu lieu ce jeudi dans l'habitation où il vivait à Tokyo en liberté conditionnelle.

 

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