Carburants : Wauquiez veut suspendre la hausse des taxes

Carburants : Wauquiez veut suspendre la hausse des taxes
Le président Les Républicains, Laurent Wauquiez, le 20 juin 2018 à Saint-Martin-le-Beau (Indre-et-Loire).

Orange avec AFP, publié le vendredi 22 juin 2018 à 08h45

Dans une interview accordée ce vendredi 22 juin à Sud Ouest, le président des Républicains (LR) propose de "suspendre les hausses de taxes sur l'essence et le gazole" et de mettre en place des "tickets-carburant" pour aider les ménages les plus modestes.

Laurent Wauquiez l'avait annoncé jeudi : la "priorité" pour la France, c'est la "baisse des impôts plutôt qu'à la hausse du Smic". Et le président des Républicains s'est trouvé un premier cheval de bataille : les taxes sur les carburants qui ont augmenté début janvier et doivent connaître une nouvelle hausse l'an prochain.

"Cette année a été l'une des plus noires pour les classes moyennes (...) Jamais l'essence n'a été aussi chère", dénonce l'ancien ministre de l'Enseignement supérieur, fustigeant des "hausses sans précédent sur les carburants, le gaz et le fioul".

Et d'ajouter : "Sur le quinquennat, elles représenteront une facture de 46 milliards d'euros pour les entreprises et les ménages. Ce n'est pas un hasard si leur consommation baisse", ajoute le président des Républicains, plaidant pour "la suspension immédiate des hausses de taxes sur l'essence et le gazole".

"Ne faire aucun geste sur l'impôt sur le revenu, ce n'est pas acceptable"

L'ancien député propose également de mettre en place des "tickets-carburant", sur le modèle des tickets-restaurant, qui permette de payer un plein de 50 euros par salarié et par mois". Ce chèque "serait défiscalisé, sans impôts et sans charges", précise-t-il.



"Ne faire aucun geste sur l'impôt sur le revenu, ce n'est pas acceptable", juge-t-il également, avant de promettre de faire "des propositions d'économies à hauteur de 20 milliards d'euros qui permettront de financer des baisses d'impôts", lors des débats sur le budget 2019.

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Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes réfute également l'idée qu'Emmanuel Macron était "un président de droite". "Quand on augmente la CSG pour les retraités, quand on augmente l'immigration, quand on ne permet pas aux forces de l'ordre d'être respectées, quand on explique qu'il n'y a pas de culture française, on n'est pas de droite", a-t-il répondu.

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