Carburants: redistribuer la "cagnotte fiscale" aux plus vulnérables, plaide Bayou

Carburants: redistribuer la "cagnotte fiscale" aux plus vulnérables, plaide Bayou
Le patron d'EELV Julien Bayou, Paris le 19 septembre 2021

publié le lundi 18 octobre 2021 à 11h48

Le patron d'EELV Julien Bayou a plaidé lundi pour redistribuer la "cagnotte fiscale" liée à la hausse des prix à la pompe via un chèque énergie supplémentaire défendu par le candidat EELV à la présidentielle Yannick Jadot, en donnant la priorité aux ménages "les plus vulnérables".

Alors que le gouvernement réfléchit à la mise en place d'un dispositif pour faire face à la flambée des prix des carburants, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a dit lundi sa préférence pour un "chèque carburants".

Julien Bayou a lui considéré sur Sud Radio qu'une baisse des taxes sur les carburants serait "une très mauvaise idée" car elle concernerait "tout le monde", ménages aisés comme modestes, ce qui ne permet pas de "concentrer l'effort sur les personnes qui en ont besoin" financièrement.

Appelant à "viser large", jusqu'à "15 millions de familles", le secrétaire national d'EELV a ainsi défendu les chèques énergie de 400 euros pour les foyers les plus modestes et de 100 euros pour les classes moyennes proposés par Yannick Jadot dimanche.

C'est "une mesure conjoncturelle", qui utilise les "recettes" engendrées par la hausse des prix, "une sorte de cagnotte fiscale", a expliqué M. Bayou.

Structurellement, il faut "ensuite organiser la moindre dépendance à la voiture" et la rénovation des logements pour réduire la facture énergétique des ménages.

Sandrine Rousseau, responsable du comité politique dans la campagne de M. Jadot, a elle aussi défendu "des mesures d'urgence" avec ces chèques supplémentaires, mais également la nécessité de "taxer" et "mettre la pression sur les entreprises, Total, Engie, qui font des profits considérables".

"A un moment donné il faut que ces entreprises participent à l'effort de solidarité vis-à-vis des personnes qui ne peuvent pas s'en sortir aujourd'hui", a-t-elle estimé sur BFMTV et RMC.

A rebours des appels à baisser les taxes sur les prix du carburant, elle a défendu une hausse au cours du prochain quinquennat, pour lutter contre la dépendance aux énergies fossiles, et la nécessité d'"un plan d'investissements massif pour qu'on dépende moins de l'essence" avec une aide pour les plus défavorisés. 

A gauche, le premier secrétaire du PS Olivier Faure a au contraire plaidé sur LCI pour "une baisse des taxes provisoire" sur les prix à la pompe, "parce qu'elle est simple et rapide". Le chèque énergie, lui, est un dispositif "trop petit, trop étroit", qui ne profite qu'à "5 millions de personnes".

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