Campagne de vaccination : Martine Aubry dénonce le "manque d'organisation" du gouvernement

Campagne de vaccination : Martine Aubry dénonce le "manque d'organisation" du gouvernement
Marine Aubry à Lille, le 3 juillet 2020.

, publié le vendredi 26 mars 2021 à 08h43

Elle demande aussi des mesures plus fortes pour ralentir l'épidémie.

La maire PS de Lille Martine Aubry a critiqué jeudi 25 mars la stratégie vaccinale du gouvernement, en dénonçant "manque d'organisation et de transparence". Elle s'est également inquiétée d'un "dérapage" de l'épidémie de Covid-19 faute de restrictions suffisantes.

En matière de vaccination, même si "c'est très compliqué, que les doses n'arrivent pas, il y a aussi un problème d'organisation, un problème de transparence dans la répartition des doses", a déclaré Martine Aubry dans un point de presse à l'hôtel de ville. À plusieurs reprises, le gouvernement a demandé à la municipalité d'ouvrir des centres de vaccination "dans des délais extrêmement brefs", avant "d'annuler" au dernier moment par manque de doses, a regretté la maire. 

Elle a aussi déploré des "coups de communication", avec des opérations de vaccination massives organisées ces derniers week-ends "sous l'œil des caméras" alors que "ce qu'on fait le week-end, on ne le fait pas dans la semaine". "Le mercredi 17 mars, on nous dit 'il faudrait ouvrir le Zénith'" le week-end suivant pour une opération de grande ampleur, puis "le vendredi on nous dit qu'il n'y aura pas les doses", a-t-elle notamment insisté. 


"Et puis on a appris qu'on avait ouvert l'hippodrome de Marcq-en-Barœul (...) faisant cette opération avec le groupe Ramsay, un groupe privé, plutôt que de le faire avec nous, le public", a-t-elle ajouté. "Rebelote cette semaine, on nous dit 'on va ouvrir le Zénith' et hier on nous dit 'non, il n'y a pas les doses'" alors que l'hippodrome doit encore ouvrir, s'est-elle "étonnée". 

Elle a aussi jugé qu'il fallait "sans doute d'autres mesures en attendant une vaccination beaucoup plus lourde", pour freiner l'épidémie, regrettant que le président Emmanuel Macron "ait décidé de ne pas confiner" en février.  "En ce moment ça dérape complètement" et aujourd'hui, malgré les nouvelles mesures imposées notamment dans les Hauts-de-France et en Ile-de-France "on a l'impression que la vie continue comme juste avant (...) donc là, ça ne va pas", a-t-elle jugé. 

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