"Ça n'avait rien à voir avec le président", assure Borloo après ses critiques

"Ça n'avait rien à voir avec le président", assure Borloo après ses critiques
Jean-Louis Borloo le 27 juin 2018 à Valenciennes (Nord).

, publié le vendredi 29 juin 2018 à 11h00

"Je peux avoir une vision globale sans que l'on me mêle aux petites phrases du jour", a déploré l'ex-ministre dans les colonnes du Figaro, assurant que ses critiques sur la "vision de la société inefficace et dangereuse" ne visaient pas Emmanuel Macron.

Face aux médias il assurait le mois dernier n'avoir "aucun problème avec le président", qui avait pourtant enterré son rapport sur les banlieues le 22 mai. Mais lors d'une réunion mercredi soir 27 juin à Valenciennes (Nord), dont il a longtemps été le maire, l'ancien ministre de la Ville a fait part de son "sentiment" : "on est en train de remplacer le vieux monde des solidarités par le jeune monde des abandons de ceux qui ont besoin de la solidarité", a lâché celui qui fut pourtant un soutien du candidat Macron.



"C'est le problème d'une monarchie qui en fait n'a plus de moyens, et ce qui me dérange, c'est que les quelques moyens qu'elle a, elle a décidé d'arbitrer pour permettre à ceux qui courent le plus vite de courir de plus en plus vite", a fustigé M. Borloo. "Cette vision de la société, je la trouve inefficace et dangereuse".



Une "surinterprétation"

Interrogé jeudi 28 juin par Le Figaro, le fondateur de l'UDI s'est étonné d'une "surinterprétation". "Ce n'était pas un meeting. J'étais dans ma bonne ville de Valenciennes, invité dans une réunion sur la rénovation urbaine où nous avons parlé de l'Afrique et des migrants. C'était une vision globale sur les élites", a-t-il expliqué.

"Si certains l'ont pris pour eux, ce n'était pas mon propos qui ne s'adressait pas au gouvernement ou au président. Ça n'avait rien à voir avec le président! Si on essaie de faire le lien, c'est juste ridicule", a-t-il dénoncé. "On peut sortir une phrase d'une intervention d'une heure! Mais j'ai pris la précaution de dire que je ne parlais pas de la situation française. Je peux avoir une vision globale sans que l'on me mêle aux petites phrases du jour", a-t-il encore déploré. Selon lui, ses déclarations n'auraient pas eu le même effet "le 15 avril. Il ne se serait rien passé! Au fond, il y a un inconscient collectif du 22 mai qui doit parler..."

S'il déplore cette surenchère, il souhaite néanmoins conserver sa liberté de parole."Je ne suis pas un acteur de la vie politique. J'ai quitté la vie politique, ce qui m'autorise à faire de temps en temps des alertes. On doit pouvoir dire les choses".

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