"C'était plus brutal que je ne l'avais imaginé" : Nicolas Sarkozy sort un nouveau livre

"C'était plus brutal que je ne l'avais imaginé" : Nicolas Sarkozy sort un nouveau livre
Nicolas Sarkozy, le 29 août 2019, à Paris.

, publié le jeudi 23 juillet 2020 à 09h34

Dans "Le temps des tempêtes, tome 1", en kiosque le vendredi 24 juillet, l'ancien président revient sur les deux premières années de son quinquennat, en 2007 et 2008, mêlant l'histoire de la France à la sienne.

Un an après le succès de son dernier livre "Passions", Nicolas Sarkozy sort vendredi 24 juillet un nouvel ouvrage, "Le temps des tempêtes, tome 1", aux éditions de l'Observatoire. Dans ce nouveau livre, qu'il a commencé à écrire mi-mars, au début du confinement, l'ancien président revient sur les deux premières années de son quinquennat, en 2007 et 2008.




"À compter du 16 mai 2007, j'étais seul (...) Je l'avais voulu, respecté, rêvé.

Maintenant j'y étais (...) C'était plus brutal que je ne l'avais imaginé", écrit-il dans un extrait qu'il a publié mercredi soir sur Twitter.




Dans ces "mémoires", Nicolas Sarkozy mêle l'histoire de la France à la sienne. "Je ne fais pas un travail pour les historiens mais pour les Français", assure-t-il au Figaro, qui a lu l'ouvrage. L'ex-président de la République revient ainsi sur certains événements qui ont fait polémique, et tient à s'expliquer, comme ce 6 novembre 2007, où il est insulté par les pêcheurs du Guilvinec, dans le Finistère. Il avait alors perdu alors son sang-froid et interpellé le pêcheur en le tutoyant. "Je ne dis pas que j'ai bien fait. Je dis juste que j'ai été authentique", explique aujourd'hui Nicolas Sarkozy. 

"En France, afficher son bonheur est aussi mal vu que d'afficher sa richesse"

"Le temps des tempêtes" est notamment marqué par la dimension internationale, souligne Le Figaro. L'ancien chef de l'Etat y parle de ses relations avec Vladimir Poutine ou Angela Merkel, et revient notamment sur quelques anecdotes, dont la fameuse vidéo qui le montre supposément ivre lors d'une conférence de presse qui se tenait lors du premier G8 d'Heiligendamm, en juin 2007. "J'y apparaissais, il faut bien le dire, physiquement assez étrange. Le montage était si bien réalisé que moi-même j'aurais pu en être abusé", écrit Nicolas Sarkozy, assurant qu'il n'avait pas bu une goutte.  

L'ancien patron de la droite évoque également sa vie personnelle, comme sa séparation avec Cécilia Sarkozy, désormais devenue Attias, et son histoire d'amour avec Carla Bruni, et reconnaît que cette médiatisation a pu donner l'impression aux Français qu'il n'était pas entièrement concentré sur ses affaires présidentielles, en atteste notamment les sondages en baisse dès janvier 2008. "En France, afficher son bonheur est aussi mal vu que d'afficher sa richesse", conclut-il. 

"Je n'avais pas changé, les Français, si"

Nicolas Sarkozy ne manque pas non plus de commenter la vie politique française et n'hésite pas à tacler ses contemporains. Ainsi, il assure que Jean-Louis Debré lui a "a toujours voué une haine tenace fondée sur une jalousie irrationnelle mais assez fréquente chez cet homme", dénonce le "tempérament profond" de François Bayrou qui "le portait à une détestation de tous ceux qui avaient réussi là où il avait lui-même échoué" et explique que Daniel Cohn-Bendit "vivait dans sa bulle et ne s'était jamais confronté aux réalités de terrain". 

Concernant sa politique, il assume d'avoir voulu être "l'omniprésident". "Je savais que sur les 100 % d'énergie et de volontarisme qui sortaient de mon bureau élyséen, à peine 10 % arriveraient sur le terrain. J'avais donc décidé de m'occuper de tout", écrit-il. Nicolas Sarkozy reconnaît qu'une telle attitude lui a joué des tours. "Trouver le ton juste est bien difficile et ce d'autant que l'humeur des Français est changeante (...) Ils ont aimé mon dynamisme, avant de s'en inquiéter. Je n'avais pas changé, les Français, si", analyse-t-il, avant de faire la comparaison avec ses successeurs. "Ils ont apprécié la normalité de François Hollande, avant de la détester. François Hollande n'avait pas changé, les Français, si. Et je pourrais sans doute avancer le même paradoxe à propos de la jeunesse du président Macron."

Pour autant, l'ex-président assure au Figaro que ce livre n'a "aucune dimension politique dans un projet de construction ou de continuation d'une carrière". "Je ne suis pas en campagne. Ça ne me manque pas! Personne ne me croit, mais c'est la vérité", affirme-t-il.

En attendant, Nicolas Sarkozy va enchaîner les séances de dédicaces et sera lundi l'invité du journal télévisé de 20H00 de TF1 présenté par Julien Arnaud lundi 27 juillet. Cette interview sera diffusée simultanément sur la chaîne d'informations du groupe, LCI.

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