"C'est presque le monde à l'envers" : Philippe Martinez se félicite du plan de relance américain

"C'est presque le monde à l'envers" : Philippe Martinez se félicite du plan de relance américain
Philippe Martinez à Paris, le 26 octobre 2020.

publié le vendredi 23 avril 2021 à 12h40

Aux États-Unis "on ne considère pas que c'est de la dette, c'est de l'investissement", a souligné le syndicaliste.

"C'est presque le monde à l'envers". Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a salué vendredi 23 avril le vaste plan d'investissements du président américain Joe Biden, soulignant qu'il n'hésitait pas à s'endetter pour "recréer de la solidarité".

"Je ne suis pas un adepte de (Joe) Biden, mais enfin c'est quand même assez impressionnant qu'aux États-Unis, qui est le pays... l'antithèse de la France on pourrait  dire, eh bien le nouveau président dit: 'il faut s'endetter parce qu'on a besoin de recréer de la solidarité, que les citoyens de ce pays aient les mêmes droits, donc on investit dans les routes, dans les hôpitaux, etc...'", a déclaré Philippe Martinez sur Public Sénat. "C'est presque le monde à l'envers maintenant", a-t-il poursuivi, estimant que "cela ne devrait pas interpeller que la CGT".


"Alors le pays est beaucoup plus mal en point en matière d'investissement public que le nôtre, mais voilà, on ne considère pas que c'est de la dette, c'est de l'investissement", a-t-il souligné.

Le plan d'investissement dans les infrastructures du président démocrate américain s'élève à quelque 2.000 milliards de dollars sur huit ans. Outre des investissements dans les routes, les ponts, les voies ferrées, les aéroports en mauvais état ou encore dans le réseau internet à haut débit, il prévoit notamment d'importants investissements pour développer la flotte de véhicules électriques, les écoles, ainsi que pour aider le secteur des aides à domicile ou la recherche et le développement.

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