"C'est dur d'avoir 20 ans en 2020", reconnaît Emmanuel Macron

"C'est dur d'avoir 20 ans en 2020", reconnaît Emmanuel Macron
Emmanuel Macron lors de son interview à TF1 et France 2, le 14 octobre 2020.
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, publié le jeudi 15 octobre 2020 à 08h24

Lors de son interview de mercredi soir, le chef de l'État a assuré qu'il ne voulait pas "culpabiliser les jeunes", souvent pointés du doigt ces derniers temps à cause de leur attitude face à l'épidémie de Covid-19.




Emmanuel Macron a annoncé mercredi que des couvre-feux seraient imposés dès samedi pour un mois, voire jusqu'au 1er décembre, en Île-de-France et dans huit métropoles de 21H00 à 06H00 afin d'endiguer l'épidémie de Covid-19. "Nous sommes dans une situation qui est préoccupante et qui justifie que nous ne soyons ni inactifs, ni dans la panique", a déclaré le chef de l'État au cours d'un interview sur TF1 et France 2.

C'est surtout dans la sphère privée, principal foyer de contamination, qu'Emmanuel Macron espère voir les mentalités changer, en demandant notamment aux Français de "ne pas être plus de six à table" dans les réunions privées.

Pour autant, le chef de l'État n'a voulu accuser personne, et surtout pas les jeunes, dont l'attitude soit disant désinvolte face à l'épidémie de coronavirus a souvent été pointée du doigt ces derniers temps. "Je ne donnerai jamais de leçon à nos jeunes", a-t-il assuré. "C'est dur d'avoir 20 ans en 2020 parce que ce sont ceux qui vivent un sacrifice terrible. Quand on est jeune, on fait la fête, on a des amis. Je ne culpabiliserai personne", a-t-il reconnu. Il en a cependant appelé à leur responsabilité "pendant quelques semaines, quelques mois.

"On va devoir faire un peu d'efforts. Je ne leur demande pas d'avoir moins d'amis mais de se voir moins nombreux en même temps. Il faut essayer d'avoir cette règle de se protéger les uns les autres. Je sais que c'est un effort énorme mais plus chacun et chacune porte ces règles, plus on arrivera ensemble à freiner le virus", a-t-il insisté. 

Emmanuel Macron s'est également dit conscient du stress que la crise sanitaire pouvait générer pour les étudiants qui sont confrontés à "des examens annulés, de l'angoisse pour les formations, de l'angoisse pour trouver le premier job". Il a ainsi rappelé que le gouvernement avait "créé de nouvelles formations, réouvert des places pour que des jeunes puissent rester ou refaire des formations en faculté comme en CFA comme dans des écoles post-bac. On fera tout pour nos jeunes", a-t-il affirmé.  Le président a par ailleurs aussi annoncé que les bénéficiaires du RSA et des APL ("ce qui touche du coup tous les jeunes très largement", a-t-il précisé), recevront une aide exceptionnelle de 150 euros

 

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