Pompili fustige la position de Bertrand sur les éoliennes et réclame du "sérieux"

Pompili fustige la position de Bertrand sur les éoliennes et réclame du "sérieux"
La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili à l'Elysée à Paris le 28 juillet 2021
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publié le jeudi 29 juillet 2021 à 17h37

La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a fustigé jeudi dans une interview au Courrier Picard la position de Xavier Bertrand sur les éoliennes, estimant que "quand on (était) candidat à l'élection présidentielle" il fallait être "sérieux".

Candidat déclaré à la présidentielle de 2022, Xavier Bertrand (ex-LR) a réaffirmé mardi en visite à Thouaré-sur-Loire (Loire-Atlantique) son appel à la relance du nucléaire, et sa volonté d'apporter "un soutien massif" aux associations anti-éoliennes dans sa région.  

"Xavier Bertrand estime qu'il faut arrêter d'augmenter la puissance installée des éoliennes. C'est complètement idiot, car on peut remplacer les éoliennes d'ancienne génération par des éoliennes moins nombreuses et plus puissantes", a déclaré Mme Pompili au journal régional.  

"Il va falloir à un moment qu'il travaille un peu ses dossiers, l'avenir énergétique de notre pays c'est une question sérieuse, et quand on est candidat à l'élection présidentielle, on ne peut pas se permettre d'être aussi léger sur une question aussi essentielle que la transition écologique", a-t-elle ajouté. 

"On ne peut pas être candidat à la présidentielle sans aborder ce sujet, on ne peut pas être candidat à la présidentielle en disant on va arrêter les éoliennes", a-t-elle insisté. 

Chaque année, en France, "40.000 personnes meurent à cause de la pollution de l'air, c'est une des trois causes de mortalité évitable avec le tabac et l'alcool. Comment un candidat à la présidentielle peut dire +On s'en fout+ ! C'est juste irresponsable et délirant". 

"Quand on est candidat à l'élection présidentielle, il faut être sérieux. Faire de la politique, c'est quelque chose de noble, et c'est aussi une lourde responsabilité. On prend des décisions qui ont un impact sur la vie des gens, et on ne peut pas prendre ça à la légère", a-t-elle encore tancé.

"Ceux qui tombent dans le simplisme pour des raisons électorales sont des gens qui font mal à la politique et qui ne sont pas à la hauteur des enjeux", a estimé la ministre.  

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