Budget 2019: Macron est "le roi du passe-passe" pour Olivier Faure

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Le premier secrétaire du PS Olivier Faure, photographié en septembre 2018 à Le Relecq-Kerhuon
Le premier secrétaire du PS Olivier Faure, photographié en septembre 2018 à Le Relecq-Kerhuon
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© AFP, FRED TANNEAU

AFP, publié le lundi 24 septembre 2018 à 10h10

Le premier secrétaire du PS Olivier Faure a dénoncé lundi à propos du projet de budget 2019 "l'opération de communication" d'Emmanuel Macron, le "roi du passe-passe".

"Ce qu'il donne d'une main, en réalité il le reprend d'une autre", a estimé sur Public Sénat le député socialiste en pointant les "taxes indirectes (carburants, tabac), 50 milliards prélevés sur les 5 ans, qui vont gréver le budget des ménages".

Il s'est également interrogé sur le chiffrage de l'allègement d'impôts pour les ménages, 6 milliards d'euros selon le gouvernement, alors que l'Observatoire français de la conjoncture économique (OFCE) l'évalue à 3,5 milliards, ce qui prouve bien, aux yeux d'Olivier Faure, qu'il y a une "entourloupe".

La cheffe de file des députés PS, Valérie Rabault, a elle aussi contesté sur franceinfo une présentation qui n'est pas "juste" car concernant les baisses d'impôts (cotisations sociales, taxe d'habitation), "il n'y a rien de nouveau, tout a été voté", et "surtout cette présentation oublie les moins" (non revalorisation des retraites, des allocations logement, des allocations familiales).

Elle a également dénoncé sur RFI le "mensonge" d'une réduction d'impôts de 20 milliards pour les entreprises. "Les 20 milliards n'existent pas, ils sont la transformation d'une baisse qui existait déjà, qui s'appelait le CICE (Crédit d'impôt compétitivité emploi, NDLR) en baisse de cotisation sociale, donc il n'y a pas 20 milliards de plus pour les entreprises", a-t-elle souligné.

Il s'agit en réalité d'un "projet qui fait l'essentiel de ses cadeaux aux plus riches et qui laisse les miettes à tous les autres", a résumé Olivier Faure, pour qui "ceux qui vont trinquer, ce sont les mêmes: les retraités, les familles, les locataires..."

"La promesse d'Emmanuel Macron est évanouie, évaporée, dissipée", a lancé le député de Seine-et-Marne pour expliquer la chute dans les sondages du président qui "a quitté l'Olympe pour le plancher des vaches".

Le gouvernement va détailler lundi sa recette budgétaire pour 2019, chargée de concilier baisses d'impôts et maîtrise du déficit public, dans un contexte de tassement de la croissance et de réformes présentées comme nécessaires mais pas toujours populaires, le tout sous l'œil de Bruxelles.

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