Bruno Le Maire et Elisabeth Borne s'opposent sur la réforme des retraites

Bruno Le Maire et Elisabeth Borne s'opposent sur la réforme des retraites
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire et la ministre du Travail Elisabeth Borne, le 27 mars 2019 à Paris.
A lire aussi

, publié le dimanche 29 novembre 2020 à 14h39

La ministre du Travail s'oppose à son collègue de l'Economie sur la priorité et le sens de la réforme des retraites. 

Quand la réforme des retraites va-t-elle entrer en vigueur ? Repoussée en raison de la crise du Covid-19, la réforme controversée "doit être la priorité absolue", estime dimanche 29 novembre dans les colonnes du Parisien le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. Et pour cause : elle est l'un des facteurs, avec "le retour de la croissance" et "la maîtrise de nos dépenses de fonctionnement", qui permettront à l'Etat "de rembourser la dette" issue de la crise sanitaire, explique le locataire de Bercy. 



"La priorité absolue, c'est de sortir la crise sanitaire économique, sociale, de protéger les emplois, c'est l'avis unanime des partenaires sociaux", a répliqué la ministre du Travail Elisabeth Borne, interrogée lors de l'émission "Dimanche en politique" sur France 3 sur les déclarations de son collègue.

La ministre s'oppose également à son collègue sur le sens de la réforme. "C'est une réforme de justice sociale, qui vise à mettre en place un système universel plus équitable. C'est sur ce sujet que je chercherai à reprendre les concertations avec les partenaires sociaux", a-t-elle dit, rappelant, à l'intention de son collègue, que cet agenda social "avait été acté autour du Premier ministre".

"Il faut trouver un chemin pour reprendre les discussions avec les partenaires sociaux", a-t-elle dit, sans donner d'indications sur le calendrier, de plus en plus serré d'ici la présidentielle. La réforme "ne peut se faire qu'en concertation avec les partenaires sociaux", a-t-elle insisté, et dans le cadre "d'un débat parlementaire apaisé", c'est à dire "pas avec le 49.3", comme cela a été fait en première lecture à l'Assemblée avant l'éclatement de la crise sanitaire.
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.