Brigitte Macron : "Je ne me sens pas du tout première dame"

Brigitte Macron : "Je ne me sens pas du tout première dame"
Brigitte Macron, le 25 avril 2018 à Washington.

Orange avec AFP, publié le jeudi 26 avril 2018 à 09h10

Brigitte Macron s'est rendue, mercredi en marge de la visite d'État de son mari aux États-Unis, dans une école du quartier de Georgetown à Washington. Elle a confié au micro de RTL ne toujours pas "se sentir première dame" près d'un an après son arrivée à l'Élysée.

"Dans ma tête, je suis l'épouse d'Emmanuel Macron, pas du président.

Je ne me sens pas du tout première dame", a-t-elle expliqué dans l'établissement scolaire dédié à l'éducation des arts. Elle n'a cependant pas rejeté "cette responsabilité qui vous tombe dessus de représenter les Françaises et les Français". Mais elle l'assure : elle "n'a pas changé, ni dans (s)a tête ni dans (s)a manière de vivre". "Je vis une vie normale. Je rencontre des gens".

"On a parfois l'impression que chaque mot est un mot de trop"

Le protocole n'est-il pas trop lourd ? "Je fais toujours l'école buissonnière", a-t-elle répondu, en s'amusant de son escapade dans l'école de la capitale américaine. "Il y a une petite étiquette par terre, donc je me mets où on me dit de me mettre", a-t-elle ajouté. "On est là, sans être là, tout en étant là. C'est très curieux. Donc il ne faut surtout pas être importune parce que c'est très clair, on n'est pas élue. Le positionnement n'est pas simple".



"Ce que je n'aime pas, c'est qu'il n'y a jamais de temps off", a-t-elle poursuivi. "Où que vous soyez il y a toujours quelqu'un pour vous prendre en photo. Il n'y a jamais de moment où vous pouvez être totalement tranquille. Ça, c'est le côté le plus pesant", a-t-elle ajouté, regrettant de devoir se "retenir sans arrêt" lorsqu'elle s'adresse aux gens car "on a parfois l'impression que chaque mot est un mot de trop".

Très présente pendant la campagne électorale, puis plus discrète depuis son arrivée à l'Élysée, Brigitte Macron a été doté, en août 2017, d'un rôle officiel par le biais d'une "charte de transparence", une première dans l'histoire politique récente de la France. Celle-ci détaille des fonctions classiques de représentation, sans rémunération ni budget propre, mais avec des frais et des conseillers fournis par la présidence. Pour mener ses missions à bien, Brigitte Macron dispose ainsi de deux conseillers et d'un secrétariat.



"Elle ne dispose pas de frais de représentation" ni d'aucun budget propre, précise la charte. Mais l'Elysée promet de publier tous les chiffres sur "les coûts de fonctionnement". "Il ne s'agit pas d'un statut juridique mais d'un engagement, qui ne vaut que pour Brigitte Macron et pour la durée du mandat d'Emmanuel Macron", avait précisé l'Élysée. La charte répond en partie à la promesse de campagne du candidat Emmanuel Macron de mettre fin à cette "hypocrisie française" en créant un statut juridique. La décision a été de ne pas passer par une loi ni par un décret.

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