Brigitte Macron assure ne pas faire campagne pour les municipales

Brigitte Macron assure ne pas faire campagne pour les municipales
Brigitte Macron et Gérard Collomb à Tassin-la-Demi-Lune, près de Lyon, le 18 juin 2019.

Orange avec AFP-Services, publié le mercredi 19 juin 2019 à 11h25

À neuf mois des élections municipales, les visites à Marseille et Lyon de la première dame ont agité le débat politique. "Tout n'est pas politique", assure-t-elle.

Accompagnée de la secrétaire d'État chargée des personnes handicapées Sophie Cluzel, Brigitte Macron a inauguré mardi 18 juin à Tassin-la-Demi-Lune, en métropole de Lyon, une "maison du répit" pour soulager les aidants épuisés.

L'occasion pour la première dame de passer du temps avec le maire de Lyon et ancien ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, dont elle a toujours été proche.

Ils ont dîné en tête-à-tête lundi soir, relate Le Parisien. "Nous avons évoqué notre amitié, nos projets, nous avons aussi pas mal de secrets qui n'appartiennent qu'à nous", a confié l'épouse d'Emmanuel Macron "avec un air malicieux". "Je lui ai tout appris sur la rose lyonnaise et sur la tradition horticole", a de son côté affirmé l'édile lyonnais.

Alors que Gérard Collomb est candidat à sa propre succession à Lyon, il ne faut surtout pas y voir un quelconque soutien à neuf mois des municipales, assure Brigitte Macron. "Surtout, ne dites pas ça, sinon je vais être assignée à résidence jusqu'à la fin des élections municipales, je ne vais pas pouvoir bouger", a-t-elle demandé aux journalistes. "Dès que je vais quelque part, on va me dire que je suis là pour soutenir. Laissez-moi bouger un peu en France, ce n'est pas de la politique, je vous le garantis", a-t-elle insisté. "Tout n'est pas politique. Je n'ai ni goût, ni compétence pour la politique", a-t-elle ajouté. 



La première dame s'est par ailleurs affichée avec le président sortant de la Métropole de Lyon David Kimelfeld, également prétendant à la mairie, et soutien d'Emmanuel Macron en 2017.  "Ce qui sera bien pour Lyon, c'est ce que les Lyonnais diront", a assuré Brigitte Macron. "Et ce qui sera bien pour Marseille, c'est ce que les Marseillais diront, certainement pas ce que nous nous dirons", a-t-elle ajouté.

Une visite à Marseille qui interroge

La semaine dernière, l'épouse du chef de l'État a agité le microcosme politique marseillais en rencontrant plusieurs candidats pressentis ou déclarés à la mairie. Vendredi, elle a déjeuné avec Jean-Claude Gaudin, le maire Les Républicains de la ville qui ne se représentera pas, et Martine Vassal, présidente LR de la métropole et du département. "C'était une réunion d'amis", a déclaré Mme Macron à la sortie, sans commenter le jeu politique.

Mme Vassal, ex-adjointe de M. Gaudin à la mairie, est l'une des candidates pressenties à droite. Après les résultats des européennes (26% pour le RN, 20% pour LREM, 8% pour LR), elle a souhaité un "rassemblement", notamment face au "danger" du Rassemblement national.

Lors de ce  déplacement, elle s'était également affichée lors d'une visite de l'École de la 2e chance, un dispositif de réinsertion, avec, parmi d'autres élus, le député La République en marche de la circonscription Saïd Ahamada. "La première dame n'a pas de rôle politique, il ne faut pas y voir un message politique", avait affirmé ce dernier, pour l'instant seul candidat officiel à la candidature En Marche, assurant n'avoir "pas parlé" municipales avec elle.
 

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