Boycott du grand débat : Mélenchon "a peur du peuple", dénonce Griveaux

Boycott du grand débat : Mélenchon "a peur du peuple", dénonce Griveaux
Benjamin Griveaux à Paris, le 30 janvier 2019.

Orange avec AFP-Services, publié le jeudi 31 janvier 2019 à 15h40

Jean-Luc Mélenchon estime que "les conditions d'organisation du grand débat ne garantissent ni son indépendance, ni sa transparence".

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux a livré des commentaires acides sur le refus de la France insoumise de participer au grand débat. Il a notamment estimé que Jean-Luc Mélenchon avait "peur du peuple", mercredi 30 janvier lors du compte-rendu à l'issue du conseil des ministres.



Jean-Luc Mélenchon avait envoyé un peu plus tôt un courrier au Premier ministre pour lui indiquer que La France insoumise n'enverrait pas de représentant au "comité de suivi" du grand débat. Pour le patron des députés LFI, "les conditions d'organisation du grand débat ne garantissent ni son indépendance, ni sa transparence", notamment parce que "le gouvernement a finalement décidé de confier son organisation à deux de ses membres" et non à une "autorité indépendante".


"Je ne sais pas si Jean-Luc Mélenchon a le modèle vénézuélien en termes de transparence et de garantie d'indépendance, mais si c'est le cas, nous ne nous en inspirerons pas", a glissé Benjamin Griveaux. "Vous avez des garants qui ont été nommés (...) avec des personnalités complètement inattaquables", a-t-il ajouté.

"Il ne faut pas qu'il ait peur du débat, monsieur Mélenchon, il ne faut pas qu'il ait peur du peuple, a encore dit le secrétaire d'État. Qu'il se rende dans les débats, qu'il aille entendre, et puis qu'il vienne débattre."

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