Blanquer à Ibiza : Gabriel Attal ne veut "pas faire la leçon", l'opposition fulmine

Blanquer à Ibiza : Gabriel Attal ne veut "pas faire la leçon", l'opposition fulmine
Jean-Michel Blanquer était à Ibiza pendant l'interview accordée au Parisien dans laquelle il présentait le nouveau protocole sanitaire (illustration)
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publié le mardi 18 janvier 2022 à 11h30

Le ministre de l'Education nationale est de nouveau sous les feux des critiques après les révélations de Mediapart sur son séjour aux Baléares, en plein barnum gouvernemental sur le protocole sanitaire dans les écoles.

"Je suis pas là pour faire la leçon ou juger le ressenti des Français". Quelques heures après les révélations de Mediapart sur le séjour de Jean-Michel Blanquer aux Baléares pendant les vacances de Noël, le porte-parole du gouvernement a défendu le ministre, disant toutefois se garder de "juger le ressenti des Français".

"Je vois bien que des questions sont posées. Une règle est fixée par le gouvernement s'agissant des vacances : il faut être joignable en permanence, à sa tâche. Je n'ai aucune raison de penser que ce n'était pas le cas de Jean-Michel Blanquer, qui était d'ailleurs à nos côtés le 27 décembre à l'Elysée pour le Conseil des ministres exceptionnel qui s'était tenu à l'Elysée", a déclaré Gabriel Attal, mardi 18 janvier.


Selon des informations de Mediapart depuis confirmées par le ministère, Jean-Michel Blanquer se trouvait en vacances à Ibiza lorsqu'il a dévoilé au Parisien le nouveau et controversé protocole sanitaire pour les écoles, à la veille de la rentrée de janvier. Le ministre avait dévoilé les grandes lignes du nouveau protocole sanitaire dans une interview au Parisien le dimanche 2 janvier, veille de la rentrée des classes, ne laissant que peu de temps aux écoles pour s'organiser, ce qui avait accentué la grogne des équipes dans les établissements.

"Si le protocole sanitaire a été présenté tardivement le dimanche, c'est parce qu'il fallait les recommandations du Haut conseil à la santé publique qui sont arrivées le 31 décembre au soir. On a été les premiers à regretter ce calendrier !" a commenté à ce sujet Gabriel Attal.

La gauche a de nouveau réclamé la démission du ministre. A droite, Othman Nasrou, vice-président de la Région Île-de-France et porte-parole de la candidate LR à la présidentielle Valérie Pécresse, qui avait demandé un report de la rentrée de janvier, a appelé le ministre à "s'expliquer sur les circonstances et les raisons de ce fiasco". L'information de ses vacances à Ibiza, révélée par Mediapart, a été confirmée lundi soir par le ministère, qui a indiqué que Jean-Michel Blanquer avait "travaillé à distance". "Trop c'est trop. Jean-Michel Blanquer doit démissionner", a réagi la présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale Mathilde Panot dans un tweet lundi soir.

Le candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot, également, "demande de nouveau la démission de Jean-Michel Blanquer".


"Au lieu de préparer avec les enseignants et les parents d'élèves une rentrée sous Covid, le ministre organisait un coup médiatique les pieds dans le sable. Ce niveau de mépris et d'irresponsabilité n'est pas acceptable", a-t-il estimé dans un tweet. "Le retard dans la communication du protocole était officiellement lié à la nécessité de coller à la réalité de la rentrée. Quand l'improvisation naît d'un mensonge, la confiance n'est plus possible", a abondé le premier secrétaire du PS Olivier Faure.

"La vraie question... et quelles réactions de sa hiérarchie Castex et Macron ?!", a tweeté le sénateur PS Rachid Temal.

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