"Berlin n'est pas le bon partenaire de Paris", estime Marine Le Pen

"Berlin n'est pas le bon partenaire de Paris", estime Marine Le Pen
Marine Le Pen à Perpignan, le 4 juillet 2021.

publié le mercredi 14 juillet 2021 à 14h43

L'Allemagne veut "participer d'abord, s'imposer ensuite, diriger enfin", tranche la présidente du RN.

 Berlin n'a "rien" apporté à la France sur le plan diplomatique et militaire, hormis "des désillusions, des trahisons et des abandons". Marine Le Pen estime, mardi 12 juillet dans une tribune publiée par l'Opinion, que l'Allemagne n'était pas un bon partenaire géopolitique pour la France.

"La politique allemande" menée par Emmanuel Macron depuis son élection en 2017 "est devenue une grande illusion fracassée au contact de réalités allemandes", estime la présidente du RN pour qui l'alliance avec Berlin n'a "rien" apporté à la France sur le plan diplomatique et militaire, hormis "des désillusions, des trahisons et des abandons".

"La première illusion a été de croire que l'Allemagne pourrait se détacher des États-Unis au profit d'une Europe de la défense" alors que "Berlin ne songe qu'à l'Otan", estime Marine Le Pen, réélue début juillet à la tête du RN. Sur le plan de la coopération militaire, l'Allemagne "joue sa partie de manière brutale", poursuit la candidate à l'Élysée qui accuse Berlin d'avoir, dans le domaine spatial, "déchiré" un accord de 2002 en "lançant ses propres satellites d'observation".


Pour la présidente du RN, "Berlin adoptera toujours la politique de sa géographie : fédérer autour d'elle les pays de la Mitteleuropa (Europe centrale, NDLR) face une Russie qui, alliée ou adversaire, est toujours présente dans ses calculs".

"À l'Otan, dans l'Union européenne, dans certains conflits, dans les drones, l'espace, l'aviation de combat, les systèmes terrestres", l'Allemagne veut "participer d'abord, s'imposer ensuite, diriger enfin", affirme-t-elle encore.


Puisque "l'alliance avec l'Allemagne n'offre aucun intérêt", la France devra se tourner "dès 2022" vers "le Royaume-Uni, avec qui elle partage un statut diplomatique et nucléaire similaire", puis "les États-Unis pour renégocier un traité d'alliance axé sur les défis de l'Indo-Pacifique et de l'espace", affirme Marine Le Pen.

La France devra aussi se tourner "vers ses alliés, nombreux dans le monde, pour soutenir des idéaux communs et la lutte contre le terrorisme islamiste". Marine Le Pen avait défendu début avril une politique étrangère "à équidistance" des États-Unis et de la Russie, estimant que l'Otan devait désormais combattre "l'islamisme" et non plus se "protéger militairement de la Russie".

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