Benoît Hamon "prend du recul", assure-t-il à l'AFP

Benoît Hamon "prend du recul", assure-t-il à l'AFP
Benoit Hamon vote le 26 mai 2019 à Paris

AFP, publié le lundi 27 mai 2019 à 15h25

Le fondateur de Génération.s, Benoît Hamon, "prend du recul", pour "(se) poser et réfléchir", a-t-il affirmé lundi à l'AFP, au lendemain de sa défaite aux européennes.

"Je prends du recul. Cela fait trois ans que je suis en campagne permanente. J'aiderai au rassemblement de la gauche sans exclusive mais j'ai besoin de me poser et réfléchir", a-t-il écrit à l'AFP.

Le bras droit de M. Hamon, Guillaume Balas, avait affirmé plus tôt dans la journée que M. Hamon se mettait "en retrait", et n'allait "plus parler à la presse pendant longtemps".

"Il en a besoin pour des raisons personnelles et professionnelles. Il ne va plus porter la parole du collectif pendant un bout de temps", avait ajouté le coordinateur national de Générations.

M. Hamon, qui est toujours conseiller régional d'Ile-de-France, reste membre du "collectif national" de Générations, a précisé M. Balas.

La liste tirée par l'ancien candidat à la présidentielle a obtenu dimanche 3,27% des voix, en dessous du seuil de 5% qui permet de faire élire des députés à Strasbourg.

"Il a besoin de prendre du champ. Il fait aussi la démonstration que Générations, ce n'est pas que lui", a souligné l'ancien député européen. Alors que M. Hamon a fondé une société de conseil spécialisée dans l'Economie sociale et solidaire, "il veut s'y plonger", dit M. Balas.

L'ancien ministre de l'Éducation avait quitté le PS et fondé son mouvement le 1er juillet 2017, après son échec cuisant à la présidentielle (6,36%). 

Générations entend jouer un rôle pour les municipales, après un score "qui n'est pas ridicule", supérieur à celui du PCF (2,49%), et qui lui assure le remboursement de ses frais de campagne, a expliqué M. Balas, qui n'a plus de mandat.

"Pour les municipales, on sera là. Nous sommes disponibles pour des alliances", a-t-il dit.

Générations est aussi "disponible" pour bâtir avec EELV une "maison commune" de l'écologie, comme le propose le secrétaire national David Cormand, a-t-il souligné.

M. Balas s'est félicité des signaux en faveur du rassemblement donnés par EELV. "Il ne faut pas qu'il y ait la même erreur qu'après la présidentielle, où personne n'a pris en charge l'organisation de notre camp", a-t-il estimé, visant La France insoumise.

EELV a affirmé dimanche soir dans un communiqué son souhait de "co-construire un nouvel outil politique, dont l'objectif est de se préparer à la conquête et à l'exercice du pouvoir".

Le parti écolo est le grand gagnant à gauche du scrutin de dimanche, avec un score de 13,47% qui lui permet de passer devant LR (8,48%) et de surclasser La France insoumise (6,31%).

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