Benoît Hamon : "Il faudrait qu'Emmanuel Macron commence par se remanier lui-même"

Benoît Hamon : "Il faudrait qu'Emmanuel Macron commence par se remanier lui-même"
Benoît Hamon le 29 mai à Sotteville-lès-Rouen

, publié le lundi 08 octobre 2018 à 10h30

L'ex-candidat socialiste à la présidentielle, désormais chef de file du mouvement Génération.s, a réagi avec véhémence à la phrase du président de la République, qui a récemment conseillé à des retraités de "ne pas se plaindre".

La remarque relève plus du tacle que du conseil. Invité de l'émission "Les 4 Vérités" sur France 2 lundi 8 octobre, Benoît Hamon ne s'est pas privé de critiquer l'exécutif, toujours à la recherche d'un nouveau ministre de l'Intérieur, poste laissé vacant par Gérard Collomb. Alors que le scénario d'un remaniement d'ampleur se profile, Benoît Hamon a attaqué directement le chef de l'État : "Il faudrait qu'Emmanuel Macron commence par se remanier lui-même. (...) Les gens ne se plaignent pas, ils demandent à être respectés, à avoir de la dignité". Quatre jours plus tôt, le locataire de l'Élysée, en déplacement à Colombey-les-Deux-Églises pour célébrer les 60 ans de la Ve République, avait sermonné des retraités en leur déclarant : "La seule chose que vous n'avez pas le droit de faire, c'est de (vous) plaindre".



Macron "pollue plus qu'il ne nettoie"

Sur le plateau de "Télématin", le patron du mouvement Génération.s a poursuivi sa charge contre le président de la République, dont il dénonce le "mépris à l'égard des retraités". "Ce serait bien qu'Emmanuel Macron se remanie lui-même, notamment dans le comportement et dans l'attitude qu'il a vis-à-vis des Français", a-t-il insisté. "Emmanuel Macron est au climat ce que Wolkswagen est au diesel et à la pollution par les voitures : il pollue plus qu'il ne nettoie !", a même lancé l'ex-socialiste.



Le gouvernement n'est pas non plus épargné par Benoît Hamon, qui charge particulièrement le ministre de l'Éducation. "Jean-Michel Blanquer a supprimé les contrats aidés dans les écoles. Il supprime des postes de profs, est-ce que c'est ça que l'on veut ?", a demandé l'ex-député, qui a lui-même occupé les fonctions de ministre de l'Éducation nationale sous la présidence de François Hollande.

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