Benjamin Griveaux s'attire les foudres de son prédécesseur

Benjamin Griveaux s'attire les foudres de son prédécesseur©Wochit

, publié le vendredi 18 janvier 2019 à 14h15

Benjamin Griveaux est devenu l'une des bêtes noires des "gilets jaunes". Certains sont même allés jusqu'à défoncer la porte de son ministère le samedi 5 janvier dernier.

Une situation hors norme pour un porte-parole dont le style divise plus que jamais.

Même dans son propre camp, on reconnaît qu'il est "clivant". "Benjamin clive comme il respire. Il cogne, il frime, c'est dans sa nature", analyse dans Le Parisien Week-end le patron du groupe La République en marche au Sénat François Patriat. Le prédécesseur de Benjamin Griveaux sous François Hollande Stéphane Le Foll n'est pas très fan de l'actuel porte-parole du gouvernement. Une fonction qui exige, selon lui, "un effacement de soi au profit du collectif", ce qui ne serait pas le point fort de l'homme politique de 41 ans. 


Pour l'ancien ministre, ce poste "impose d'être fidèle et conforme à ce qui se décide en conseil des ministres". Ce qui ne correspond pas au portrait qu'il fait de celui qui lui a succédé. "Griveaux, que je connais bien, ne peut s'empêcher de bomber le torse", commente dans Le Parisien Week-end Stéphane Le Foll. Le socialiste fait d'ailleurs une prédiction assez sombre dans le cas où Benjamin Griveaux n'accepterait pas de changer de comportement. "Le politiquement incorrect pour le politiquement incorrect produit de l'humiliation et, un jour, ce sentiment mute en colère : le coup d'éclat permanent se paie", explique Stéphane Le Foll au Parisien qui décrit Benjamin Griveaux comme "l'effronté". Une personnalité qui commence même à agacer certains macronistes. "En ces temps turbulents, sa façon de faire des claquettes sourire aux lèvres face caméra a quelque chose d'urticant", reconnaît l'un d'eux dans les colonnes du Parisien Week-end.

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