Bayrou ne pense pas qu'une réforme des retraites aboutisse avant la présidentielle

Bayrou ne pense pas qu'une réforme des retraites aboutisse avant la présidentielle
Le Haut-commissaire au Plan et patron du MoDem, François Bayrou, le 22 septembre 2020 à Paris

publié le mercredi 16 juin 2021 à 16h34

Le patron du MoDem et Haut commissaire au Plan, François Bayrou, a jugé mercredi peu probable qu'une réforme des retraites puisse aboutir d'ici la fin du quinquennat, même si elle est à terme "inéluctable" et devrait être soumise à référendum.

"Il est nécessaire d'envisager une évolution du système des retraites" afin de "mieux équilibrer la charge" qui repose sur les actifs, a-t-il souligné devant l'Association des journalistes parlementaires (AJP).

Mais même si cette perspective est "inéluctable", le Haut commissaire au Plan ne "croit pas beaucoup qu'une réforme puisse aboutir avant l'élection présidentielle, compte tenu de la sensibilité du sujet".

Il a toutefois défendu l'idée qu'elle soit, une fois élaborée, soumise à référendum, "afin d'éviter les blocages multiples auxquels on n'a jamais échappé" sur ce dossier. M. Bayrou n'a pas donné d'indication sur un éventuel report de l'âge de départ à la retraite.

Le président Emmanuel Macron a récemment alimenté les spéculations sur la relance de ce chantier explosif en réaffirmant qu'il devrait prendre des décisions "difficiles" pour que la dernière année du quinquennat soit "utile".

Sur les retraites, il avait souligné que "rien n'est exclu", mais que la réforme suspendue au début de la crise sanitaire ne pourrait pas être "reprise en l'état".

Concernant l'explosion de la dette publique engendrée par la crise du Covid, M. Bayrou a souligné qu'il ne s'agissait pas d'une "dette ordinaire, mais d'une dette de guerre".

"Il faut que l'on se donne le temps du rétablissement avant de rembourser", a-t-il plaidé.

Il s'est également prononcé pour un "plan Marshall" destiné à répondre à "l'effondrement de l'appareil productif" français.

Relevant que l'épargne des Français s'établissait à 4.000 milliards d'euros et qu'un tel plan demanderait 250 milliards, il a évoqué sans plus de précisions la possibilité "d'inciter les Français à aller sur ce type d'investissement".

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