Bardella (RN) voit "une substitution de populations" dans certains quartiers

Bardella (RN) voit "une substitution de populations" dans certains quartiers
La tête de la liste du Rassemblement national (RN) aux élections européennes, Jordan Bardella, le 9 février 2019 à Saint-Ebremond-de-Bonfossé

AFP, publié le mercredi 20 mars 2019 à 11h57

La tête de la liste du Rassemblement national aux élections européennes, Jordan Bardella, a considéré mercredi qu'il existait "une substitution de populations" dans un certain nombre de quartiers, sans pour autant souscrire à la théorie du "grand remplacement". 

"Oui, dans un certain nombre de quartiers, aujourd'hui, il y a une substitution de populations", a fait valoir le candidat du RN, en estimant que "nos compatriotes qui vivent en Seine-Saint-Denis comprennent parfaitement ce que signifie la submersion migratoire" et qu'"il y a des quartiers aujourd'hui où il ne fait pas bon être Français".

"On ne peut pas nous faire le reproche de ne pas en parler, ça fait des années que nous pointons du doigt le poids considérable que représente l'immigration, qui a transformé, oui, le visage d'un certain nombre de quartiers en France, c'est une réalité aujourd'hui, personne ne le nie", a encore considéré M. Bardella sur RMC et BFMTV.

La tête de liste d'extrême droite a toutefois contesté adhérer à la "théorie du grand remplacement", dont il estime qu'il s'agit d'"un slogan". 

Les partisans de cette thèse conspirationniste et raciale considèrent que la population blanche européenne (et chrétienne) est "remplacée", de manière organisée, par une population immigrée de couleur (et musulmane), et accusent le "multiculturalisme" d'en être la cause.

L'adhésion à cette thèse est deux fois plus forte chez les sympathisants du RN que parmi la moyenne des Français, selon une étude de l'Ifop pour la fondation Jean Jaurès et l'observatoire Conspiracy Watch publiée en février.

Dimanche, Marine Le Pen avait indiqué ne pas "connaître" cette théorie" et n'avoir "jamais utilisé ce terme-là".

Le député RN Sébastien Chenu a pour sa part expliqué lundi "la connaître", mais ne pas y souscrire. 

"La théorie en tant que telle, nous ne la reconnaissons pas, nous n'y souscrivons pas. Nous considérons qu'il y a un problème avec l'immigration dans notre pays mais il ne s'agit pas d'un grand remplacement. Il s'agit d'un problème de gestion des flux migratoires. Les Français sont submergés par cette immigration. Ça n'a rien à voir avec une théorie, c'est une réalité", a précisé le parlementaire.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.