Banni d'Instagram, Eric Zemmour dénonce une "censure" et lance une pétition

Banni d'Instagram, Eric Zemmour dénonce une "censure" et lance une pétition©JOEL SAGET / AFP

publié le jeudi 19 août 2021 à 18h30

Le polémiste, pressenti pour la présidentielle 2022, a dénoncé le bannissement de son compte, qu'il interprète comme une censure des GAFAM.

Eric Zemmour, polémiste vedette de CNews et chroniqueur au Figaro, a affirmé jeudi 19 août sur Twitter que son compte officiel avait été banni d'Instagram dénonçant une "censure".


Interrogé par l'AFP, Instagram, une filiale de Facebook, a affirmé ne pas disposer d'informations à ce sujet. "Ce matin, Instagram a pris la décision arbitraire de bannir mon compte officiel. Les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Microsoft, ndlr) se sont engagés dans une lutte féroce contre les peuples qui ne veulent pas mourir", s'insurge-t-il dans un tweet. 

"Ils peuvent me censurer, mais ils ne peuvent pas faire taire tout un peuple #STOPCensure", conclut le polémiste à qui l'on prête des ambitions présidentielles.


Même s'il ne s'est jamais déclaré ouvertement candidat à l'élection présidentielle, l'éditorialiste dispose du soutien de l'association "Les amis d'Eric Zemmour" qui a décroché son agrément début juillet auprès de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques pour financer un parti politique du même nom.

Dans la foulée du tweet d'Eric Zemmour, une pétition a été lancée par l'association pour le soutenir "contre la censure et le gouvernement des juges". Poursuivi à de multiples reprises pour ses propos, l'éditorialiste doit être à nouveau jugé le 8 septembre pour "provocation à la discrimination" et "injures raciales" après des propos sur les migrants mineurs isolés, qu'il a qualifiés de "voleurs", "assassins" et "violeurs" sur CNews en septembre 2020.


Sur Instagram, plusieurs comptes relayant des propos d'Eric Zemmour étaient disponibles, dont l'un renvoyant à un site de soutien pour l'élection présidentielle gérée par l'association "Comités Zemmour". "Quand la censure des réseaux sociaux musèle l'opposition, c'est notre démocratie qui est en danger", a réagi sur twitter la présidente du RN Marine Le Pen en demandant au gouvernement "de réagir face aux suppressions des comptes de personnalités patriotes de la part de Facebook, Twitter et Instagram".
 

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