Banlieues : Copé craint un "camouflet" pour le plan Borloo

Banlieues : Copé craint un "camouflet" pour le plan Borloo
L'ancien président de l'UMP, Jean-François Copé, le 9 mai 2017 à Paris.

Orange avec AFP, publié le samedi 19 mai 2018 à 14h10

L'ancien président de l'UMP, Jean-François Copé, espère qu'Emmanuel Macron tiendra compte du rapport de Jean-Louis Borloo dans son "plan banlieues" présenté mardi. Sinon ce serait "un renoncement" et "un camouflet", estime le maire Les Républicains (LR) de Meaux (Seine-et-Marne).

"Ne pas prendre en compte ce projet après l'avoir commandé serait un camouflet à l'égard de tous les acteurs impliqués, à commencer par les maires", a estimé Jean-François Copé dans une interview publiée ce samedi 19 mai par Le Figaro.

"Ce serait aussi un message terrible de renoncement sur ce qui est une priorité".

"Emmanuel Macron doit prendre le leadership sur ce dossier"

L'élu considère que le rapport de l'ancien ministre, remis fin avril au gouvernement et élaboré avec les acteurs concernés, est "de très bonne qualité et contient dix-neuf propositions fortes" même s'il peut être amélioré selon lui sur "la sécurité, la citoyenneté ou la lutte contre le communautarisme".



Emmanuel Macron doit dévoiler mardi 22 mai son programme très attendu pour améliorer la vie des habitants des quartiers défavorisés, non pas avec de "grands dispositifs", mais des mesures "efficaces", selon l'Élysée.

Pour l'ex-patron de l'UMP, le chef de l'État "doit prendre le leadership lui-même sur ce dossier". "Soit c'est un projet présidentiel, comme l'avait fait (l'ancien président Jacques) Chirac, et cela a du sens. Soit cela ne l'est pas, et ce sera alors un grand rendez-vous manqué de ce quinquennat". Pour le maire de Meaux, "il n'est pas question que l'État le finance seul, ni en quelques mois" un plan pour les banlieues, mais "cela coûtera toujours moins cher que de financer les dégâts causés par l'inaction".



Le secrétaire général délégué de LR, Geoffroy Didier, a affirmé de son côté sur France Info que "si tout d'un coup la puissance publique, sous prétexte qu'il y aurait eu déjà trop d'argent par le passé, s'arrêtait d'investir (...) dans ces quartiers (...) ce serait un problème". Selon lui, "le vrai problème, c'est celui du peuplement, celui de la maîtrise du peuplement", et il faut selon lui "que les maires méritants (...) puissent bénéficier de l'attribution des logements sociaux".

Intitulé "Vivre ensemble - vivre en grand la République", l'ambitieux rapport Borloo appelle à une "réconciliation nationale" et propose pour les quartiers défavorisés un fonds de 5 milliards d'euros, la relance de la rénovation urbaine, ou encore un effort sur l'école.

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU