Politique

Ballon à l'effigie d'Olivier Dussopt : le député Thomas Portes conteste sa sanction

© Vernier Jean-Bernard/JBV News/ABACA - Le député de la France insoumise, Thomas Portes, a été exclu quinze jours de l'Assemblée nationale.

Thomas Portes, député LFI de Seine-Saint-Denis, s'insurge contre son exclusion temporaire de l'Assemblée nationale, rapporte La Dépêche, jeudi 16 février.

Après son tweet polémique sur le ministre du Travail Olivier Dussopt, Thomas Portes a été exclu pendant quinze jours de l'Assemblée nationale. Une sanction que le député de La France insoumise ne digère pas, dans un entretien accordé à nos confrères de La Dépêche, jeudi 16 février. Sept jours plus tôt, l'élu de Seine-Saint-Denis s'était pris en photo en train de poser le pied sur un ballon à l'effigie d'Olivier Dussopt.

"Cette sanction est très, très injuste, et personne n'est dupe de cette instrumentalisation politique. Nos opposants veulent ralentir les débats et nous priver d'une voix", dénonce auprès du quotidien régional Thomas Portes, qui a défilé sans son écharpe tricolore aux côtés des cheminots, jeudi 16 février, à Lyon (Rhône), contre le projet sur les retraites. "Comprenez cette injustice, puisque cette sanction est comparable à celle ayant frappé un député du Rassemblement national, qui avait proféré des paroles racistes au sein de notre hémicycle. Au sujet de mon tweet, les LREM ont couru après le RN et Madame Le Pen. C'est totalement irresponsable de leur part", poursuit-il.

"Mon exclusion est scandaleuse !"

"On crée un précédent car on sanctionne des faits survenus en dehors de l'Assemblée. Donc mon exclusion est scandaleuse ! Et nous la contesterons devant le Conseil d'État", affirme le député, auprès de La Dépêche. Thomas Portes revendique le droit de "caricaturer et de ridiculiser les puissants". "Mon tweet n'était pas un appel à la décapitation ! L'image a été prise sur une manifestation, avec des salariés qui avaient organisé un jeu de quilles", se défend l'élu LFI, qui martèle que son "message n'était pas un appel à la violence".

publié le 16 février à 17h00, Orange avec 6Medias

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