"Balance ton post" : Jean-Luc Mélenchon bousculé

"Balance ton post" : Jean-Luc Mélenchon bousculé
Jean-Lcu Mélenchon le 14 janvier 2021 à Paris.

, publié le vendredi 12 février 2021 à 07h58

Séparatisme, gilets jaunes, violences policières... le candidat à la présidentielle de 2022 a choisi jeudi soir le plateau de l'émission de Cyril Hanouna "Balance ton post" pour évoquer plusieurs sujets de société. 

D'emblée, Jean-Luc Mélenchon a expliqué la raison de sa présence jeudi 12 février sur C8 dans l'émission de Cyril Hanouna "Balance ton post", "une protestation" contre le débat organisé par France 2 au même moment entre Marine Le Pen (RN) et le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

"Je hais le fait que le service public ait installé l'idée qu'il n'y ait plus en France que deux manières de détester les musulmans", a lâché le candidat à la présidentielle de 2022, qui a vécu une soirée mouvementée sur le plateau de C8. Le chef de file des insoumis a eu une vive altercation d'entrée avec la chroniqueuse Laurence Sailliet (ex-Les Républicains) sur le projet de loi "séparatisme", qui selon lui "ne parle que des musulmans" - sans les nommer. "Vous êtes banalement réactionnaire", a-t-il lancé à Laurence Sailliet qui défendait le projet de loi. Par exemple "la polygamie, c'est déjà interdit en France, elle est déjà combattue", a-t-il insisté. Quant à la laïcité, elle "n'est pas une religion" à dresser "contre les religions".


"Je suis opposé à l'islam politique"

Jean-Luc Mélenchon s'est ensuite opposé à Geoffroy Lejeune, directeur de la rédaction de Valeurs actuelles. "J'ai vu que vous aviez fait la Une de votre journal en marquant 'islamo-collabos'. J'espère que vous vous sentez déshonoré par ce genre de vocabulaire. Non, vous êtes fier de ça? Donc vous pensez réellement que je suis islamo-collabo ? (...) Vous ne savez pas de quoi vous parlez ! Politiquement, je suis opposé à l'islamisme politique, mes amis en sont morts, donc j'ai droit au minimum de respect", s'est emporté Jean-Luc Mélenchon.

Interrogé sur une phrase prononcée en manifestation en 2019 sur certains "barbares" dans la police, Jean-Luc Mélenchon a affirmé: "Oui ce sont des barbares, ceux qui ont tiré sur Zineb Redouane (octogénaire morte à Marseille à son domicile en marge d'une manifestation de 'gilets jaunes', NDLR), ou en pleine figure sur 32 personnes qui ont perdu leur oeil". "Moi je n'ai pas peur, je suis content d'avoir dit la vérité, c'est pas ce type de policiers qu'on veut voir dans la police", a-t-il réitéré, voulant réformer l'institution "de la cave au grenier".

Pour une réouverture totale malgré la pandémie

Concernant la pandémie de Covid-19, au lieu de confiner il faut "tout rouvrir, mais avec des normes sanitaires", a indiqué Jean-Luc Mélenchon avant de détailler sa société "par roulements" dont la vocation serait d'éviter les regroupements. Sur le plan économique, le président des députés Insoumis s'est défendu de toute "haine anti-riches" tout en estimant nécessaire de relever les impôts au-dessus de 4.000 euros de revenus. "Le pays n'a pas besoin de parasites", a-t-il tonné à propos des exilés fiscaux. "Ce n'est pas le capital qui créé la richesse, c'est le travail humain, même s'il faut le capital pour déclencher les choses", a-t-il ajouté, souhaitant une "économie mixte".

Vos réactions doivent respecter nos CGU.