Politique

Avec un remaniement en vue, Emmanuel Macron appelle la majorité « à ne pas se diviser »

Le chef de l’État a prononcé un discours au ministère des Relations avec le Parlement, mercredi 19 juillet, devant les sénateurs et les députés de la majorité présidentielle, rapporte Franceinfo. Des mots employés à l’aube d’un remaniement attendu.

Invité au ministère des Relations avec le Parlement, Emmanuel Macron a clamé sa volonté de rassemblement à l’aube d’un remaniement qui exclut de remplacer Élisabeth Borne, déjà confirmée à Matignon. Le président de la République s’est exprimé, mercredi 19 juillet, devant les parlementaires de la majorité, alors que l’incertitude règne autour de l’annonce d’un changement de têtes dans l’exécutif, a indiqué Franceinfo.

Le chef de l’État a reconnu un "contexte un peu particulier", a rapporté un participant au rassemblement, auprès de France Télévisions. Au cours d’un discours d’une vingtaine de minutes, il a enjoint la majorité "à ne pas (se) diviser", évoquant "des moments" qui "ne sont jamais très agréables". "Il faut les traverser avec le maximum de calme d’esprit, du collectif" et de "respect", a-t-il déclaré.

Une dizaine de changements ?

Ce passage impromptu devant la majorité suit une autre intervention du chef de l’État face aux membres du gouvernement, mardi soir, à l’Élysée. L’annonce officielle du remaniement n’a pas encore été communiquée. Selon des informations du Figaro, il devrait avoir lieu jeudi matin, alors que des "ajustements" se prépareraient en coulisses.

Une dizaine de changements pourraient avoir lieu, selon Europe 1. Les noms de Pap Ndiaye, ministre de l’Éducation nationale, de François Braun, ministre de la Santé ou encore de la secrétaire d’État chargée de l’économie sociale et solidaire Marlène Schiappa, sont cités parmi les membres du gouvernement en instance de départ. Certains pourraient profiter de ces ajustements pour se hisser à des postes plus importants. Ce serait le cas de Gabriel Attal, ministre délégué chargé des Comptes publics, pressenti pour occuper le poste de ministre de l’Éducation nationale.

En revanche, les ténors du gouvernement, Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et Éric Dupond-Moretti, garde des Sceaux, devraient se maintenir à leur poste.

publié le 20 juillet à 07h00, Antoine Grotteria, 6Medias

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