Aurore Bergé souhaite interdire le port du voile aux petites filles

Aurore Bergé souhaite interdire le port du voile aux petites filles
La députée LREM Aurore Bergé à l'Assemblée nationale le 15 octobre 2019.

, publié le mercredi 09 décembre 2020 à 10h57

Alors que le gouvernement présente mercredi son projet de loi contre les séparatismes, la députée LREM des Yvelines a expliqué qu'elle comptait défendre un amendement au texte interdisant le port du voile aux petites filles, un sujet sur lequel "il ne fallait pas avoir de tabou". 

Pour renforcer la lutte contre l'islamisme radical, le gouvernement présente mercredi 9 décembre en Conseil des ministres son projet de loi "confortant les principes de la République". Ce texte controversé contre les séparatisme doit arriver début 2021 à l'Assemblée nationale, où la majorité se prépare à des débats musclés sur le sujet hautement sensible de la laïcité.



La députée La République en marche (LREM) et présidente déléguée du groupe à l'Assemblée nationale Aurore Bergé a notamment confirmé mercredi matin sur BFMTV/RMC qu'elle comptait défendre un amendement au texte interdisant le port du voile aux petites filles.

"On les sépare de la République"

"Qui peut aujourd'hui être favorable à l'idée qu'une petite fille de deux ans ou de trois ans soit couverte d'un hijab?", a-t-elle souligné, regrettant que "pas tout le monde" ne soit au clair sur ce sujet. "Nous avons un certain nombre de parents qui considèrent que c'est normal et que la perspective de leur enfant, c'est que dès le plus jeune âge, de deux à trois ans, elle soit couverte entièrement", a affirmé l'élue des Yvelines. 

Selon, elle cela entraîne une "hypersexualisation" des enfants, dans la mesure où les parents estiment qu'il leur faut être pudique "dès le plus jeune âge". "Ca veut dire qu'on considère qu'il faut séparer les petits garçons des petites filles. Ca veut dire que dès le plus jeune âge on les sépare de la République, on entrave leur capacité à être en lien avec les autres", a-t-elle poursuivi.

"Ce sont des sujets sur lesquels il ne faut pas avoir de tabou", a insisté Aurore Bergé. "Insidieusement, on a accepté dans notre pays qu'un certain nombre de libertés fondamentales puissent être entaillées", a-t-elle déploré, dénonçant "un certain nombre d'hommes et de femmes politiques (qui) ont préféré ne pas regarder la réalité en face."

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