Aurore Bergé, François Bayrou : la crise à LREM inquiète dans la majorité

Aurore Bergé, François Bayrou : la crise à LREM inquiète dans la majorité
Aurore Bergé, en novembre 2017, à Paris

, publié le mercredi 23 septembre 2020 à 11h20

Les dissensions dans le parti présidentiel sont étalées en place publique depuis plusieurs jours. A moins de deux ans de la prochaine élection présidentielle, la question d'une "nouvelle coalition" se pose.

Ils ne se cachent plus.

Quatre ans après leur naissance, les "marcheurs" connaissent une rentrée troublée, marquée par un bureau exécutif explosif où le délégué général de La République en marche Stanislas Guerini est apparu affaibli. Le numéro deux du parti, Pierre Person, a lui démissionné, semant un peu plus le trouble sur l'état de LREM à 18 mois de l'élection présidentielle.

"Il y a un malaise qui est profond, en effet", reconnait mercredi 23 septembre Aurore Bergé. La députée "marcheuse" a claqué la porte de l'instance dirigeante du parti présidentiel, tout en restant dans le groupe à l'Assemblée nationale. "On est un jeune parti, que 4 ans d'existence, qui emportent beaucoup d'attentes. On a retrouvé l'envie de faire de la politique à travers LREM", a t-elle estimé à l'antenne de RMC-BFMTV, faisant valoir le projet de "réconcilier les Français avec la vie démocratique politique". "Cette espérance, on n'a pas le droit de la décevoir en 'chicayas' internes. Il faut qu'on se ressaisisse pour être à la hauteur de ce qui s'est passé pendant la campagne présidentielle", a t-elle abondé. Aurore Bergé se dit par ailleurs favorable à l'ouverture vers une "nouvelle coalition" : "On doit continuer à nous élargir. On peut pas se restreindre", estime t-elle.

Du côté des "alliés", François Bayrou a prévenu les responsables de LREM que ce n'est "pas le moment de se livrer à des guerres internes". Evoquant sur Europe 1 les conséquences de la pandémie de Covid-19, le leader du MoDem, qui vient d'être nommé Haut-commissaire au Plan, a souligné que "nous sommes dans le temps de crise le plus aigü que la France ait traversé depuis plus d'un siècle et peut-être beaucoup plus, avec des secousses, des répliques, qui vont venir". "Et donc, ce n'est pas le moment de se livrer à des rivalités internes", a-t-il dit. "Quand la crise est si brûlante, ce n'est pas le moment de se livrer aux guerres internes".


Admettant qu'il y a au sein du parti présidentiel, auquel le MoDem est allié, "des difficultés de ligne très importantes car il y a des problèmes d'enracinement" local, il a remarqué qu'"il y a dans la majorité, j'espère que nous en incarnons un, des pôles d'équilibre, de stabilité". Dans la perspective de 2022, si Emmanuel Macron a certes "un contact direct" avec les Français, il a aussi "besoin autour de lui d'équipes solidaires, de gens qui s'entraident, qui s'entendent", a-t-il aussi remarqué.

 

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