Augmentation du pouvoir d'achat en 2018 : "On est sur du jamais-vu", assure Philippe

Augmentation du pouvoir d'achat en 2018 : "On est sur du jamais-vu", assure Philippe
Édouard Philippe le 7 août 2017.
A lire aussi

Orange avec AFP, publié le jeudi 24 août 2017 à 09h41

VIDÉO - Si la baisse des cotisations salariales se fera en deux temps, le Premier ministre a assuré jeudi que la hausse du pouvoir d'achat des actifs serait visible dès janvier.

La baisse des cotisations salariales promise par Emmanuel Macron et qui doit être compensée par une hausse de la Contribution sociale généralisée (CSG) se fera en deux temps en 2018, a indiqué Bercy mercredi 23 août. Une mesure qui permettra de "redonner 7 milliards d'euros de pouvoir d'achat aux actifs", assure le ministère des Comptes publics.



Un "mouvement de redistribution très ambitieux en faveur des revenus du travail réalisé en deux temps" : une première baisse interviendra dès le 1er janvier, tandis qu'une seconde aura lieu à "l'automne 2018". Au final, "le gain net de pouvoir d'achat sera de 1,45% pour tous les salariés, soit 260 euros par an pour un salarié au SMIC". Mais pour la députée PS et secrétaire de la Commission des Finances Valérie Rabault, le compte n'y est pas. Selon elle, ce "revirement" coûtera 30 euros de plus par an pour un salarié au SMIC.

Invité de BFMTV jeudi matin 24 août, le Premier ministre Édouard Philippe a assuré que les salariés pourraient observer une hausse de leur salaire net sur leur fiche de paye dès janvier et détaillé les modalités de cette décision : "On est sur environ 65-35, c'est ça l'idée. On va baisser les cotisations de plus de deux points en janvier et un point en octobre". Il a promis une augmentation de 250 euros par an pour un salarié au SMIC et 360 euros de gain de pouvoir d'achat pour un salarié à 2.000 euros mensuels. "En France, il faut que ceux qui travaillent, qui produisent la richesse, aient un gain de pouvoir d'achat. Il faut que le travail paye en France, il faut qu'il paye vraiment", a martelé le chef du gouvernement.



"AUGMENTATION MASSIVE DU POUVOIR D'ACHAT"

L'ancien maire du Havre a précisé qu'environ 30% des Français allaient bénéficier en 2018 de la première vague de la baisse de la taxe d'habitation. Il s'est ensuite repris auprès de France Info assurant qu'il s'agirait d'une baisse de 30% pour les 80%, soit 17 millions, de ménages concernés par la mesure. D'ici 2020, ils devraient être totalement exonérés de cette contribution. "La taxe d'habitation est un mauvais impôt. C'est un impôt injuste", a répété Édouard Philippe. "C'est un impôt dont les bases ont été définies au début des années 1970 et qui n'a jamais su prendre en compte le fait qu'il y avait des évolutions de richesse dans les quartiers", a-t-il déploré.

Le Premier ministre a par ailleurs précisé que les pensions de retraite augmenteraient le 1er octobre "à hauteur de l'inflation". Dans la même logique, il a indiqué que l'allocation adulte handicapée augmenterait "dès l'an prochain". Il a également annoncé des hausses pour le minimum vieillesse et la prime d'activité, sans pour autant préciser les montants et dates.

"En 2018 on va avoir une augmentation massive du pouvoir d'achat. On est sur du jamais-vu", a assuré Édouard Philippe "Le pouvoir d'achat que nous allons redistribuer aux actifs sera supérieur à celui qui résultait des diminutions d'impôt sur le revenu lors des trois dernières années du quinquennat Hollande", a-t-il expliqué.

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU