Attentat de Nice : "Nous sommes en guerre" contre "l'idéologie islamiste", estime Gérald Darmanin

Attentat de Nice : "Nous sommes en guerre" contre "l'idéologie islamiste", estime Gérald Darmanin
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, le 15 octobre 2020 à Paris.

, publié le vendredi 30 octobre 2020 à 10h55

Au lendemain de l'attaque au couteau survenue à Nice, le ministre de l'Intérieur a annoncé vendredi matin sur RTL que 14 étrangers radicalisés avaient été expulsés depuis un mois.



Au lendemain de l'attaque au couteau dans la basilique Notre-Dame-de l'Assomption de Nice qui a fait trois morts, qualifiée "d'attaque terroriste islamiste" par le président Emmanuel Macron, la France est sous le choc. "Nous sommes en guerre face à un ennemi qui est à la fois un ennemi intérieur et un ennemi extérieur", a martelé vendredi 30 octobre sur RTL le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. "Nous ne sommes pas en guerre contre une religion mais contre une idéologie, l'idéologie islamiste", a-t-il ajouté.

"L'idéologie islamiste veut imposer ses codes culturels, sa façon de vivre, de gérer les émotions, par la terreur, ils l'ont fait dans plusieurs pays", a-t-il déploré.

"Quand on est en guerre on doit comprendre, malheureusement, qu'il y a eu et qu'il y aura d'autres faits comme ces attentats absolument ignobles", a-t-il ajouté.

Le ministre de l'Intérieur a souligné que la menace en France "est très élevée", étant donné que "trois attentats de suite en trois semaines" avaient eu lieu, ce qui "n'était pas arrivé depuis 2015". "Nous sommes particulièrement visés en ce moment du fait notamment des appels à la haine extrêmement forts de pays étrangers ou de dirigeants de pays étrangers. Je pense aux propos scandaleux de Recep Tayyip Erdogan et de certains de ses ministres. J'ai lu avec effarement les propos d'un ancien Premier ministre malaisien (qui estime que les musulmans peuvent tuer des "millions de Français")", a ajouté Gérald Darmanin.

"Il faut être très dur contre les étrangers radicalisés"

Alors que l'assaillant de la basilique Notre-Dame de Nice est un Tunisien de 21 ans, arrivée en France début octobre via l'île italienne de Lampedusa, Gérald Darmanin a estimé qu'il fallait "être très dur contre les étrangers radicalisés". "C'est pour ça que nous les expulsons", a-t-il justifié, assurant que depuis un mois, "14 expulsions" d'étrangers radicalisés avaient eu lieu. "Si on doit lutter contre les étrangers radicalisés, ce n'est pas le cas de ce terroriste", a-t-il cependant précisé. Il "n'était connu dans aucun des fichiers, Français ni Européens", a-t-il répété. 

Ces 14 personnes expulsées depuis "fin septembre" étaient inscrites au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), a précisé l'entourage du ministre à l'AFP. Quatre d'entre elles étaient de nationalité tunisienne, les autres étaient Russe, Algérien, Irakien, Géorgien, Bangladais ou encore Marocain, a expliqué son entourage.  

"Dans les 30 derniers terroristes qui ont assassiné, tué sur notre sol, 22 sont Français. Et leur profil est très divers", a précisé le ministre.

Mi-octobre, le ministre de l'Intérieur avait affirmé que la France comptait sur son territoire 231 étrangers en situation irrégulière suivis pour radicalisation "qu'il nous faut expulser". Parmi eux, 180 étaient incarcérés. A cette date, 851 immigrés clandestins étaient inscrits au FSPRT.
 

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