Attaques dans l'Aude : Manuel Valls plaide pour "l'interdiction du salafisme"

Attaques dans l'Aude : Manuel Valls plaide pour "l'interdiction du salafisme"
Manuel Valls à Paris, le 14 février 2018.

Orange avec AFP, publié le dimanche 25 mars 2018 à 14h56

VIDÉO - Manuel Valls demande un "acte fort, politique, à caractère symbolique".

"Nos adversaires, ce sont les salafistes, les Frères musulmans, l'islam politique". Et dans cette "guerre", l'ex-Premier ministre Manuel Valls a plaidé, dimanche 25 mars, pour une "interdiction du salafisme" et évoqué une éventuelle "rétention administrative" des fichés S les plus dangereux.



Parmi les pistes de réforme, "il peut y avoir peut-être, regardons ça de près, les questions liées à la rétention administrative pour ceux dont on considère qu'ils représentent un danger, évidemment sous l'autorité du juge et à un moment ou l'autre, s'il ne se passe rien, on ne peut pas le retenir", a expliqué sur BFM TV le député de l'Essonne (ex-PS), qui siège au sein du groupe LREM.

"La rétention administrative est une privation de liberté", a-t-il rappelé. "Parce que, au fond, nous sommes face à des individus totalement endoctrinés, dont la mort est un projet, a-t-il encore dit. En tuant, ils accomplissent leur vie. C'est très difficile de lutter avec la raison, avec le droit."

"UN ACTE FORT"

M. Wauquiez plaide lui aussi depuis plusieurs mois, comme Nicolas Sarkozy durant la primaire de la droite de 2016, pour la rétention des fichés S les plus dangereux.

"Je pense qu'il faut prendre un acte fort, politique, à caractère symbolique d'une interdiction du salafisme", a également proposé M. Valls. "Je reconnais que c'est extrêmement difficile, on peut fermer des mosquées, un des imams salafistes de Marseille est en voie d'expulsion...", a-t-il détaillé. Pour lui, "les idées salafistes, les mots salafistes ont gagné la bataille idéologique au sein de l'islam". "Nos adversaires, ce sont les salafistes, les Frères musulmans, l'islam politique", a fait valoir M. Valls.

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