Attaques dans l'Aude : le FN pointe "l'inaction coupable" du gouvernement

Attaques dans l'Aude : le FN pointe "l'inaction coupable" du gouvernement
Les députés FN Marine Le Pen et Louis Aliot, le 14 mars 2018 à l'Assemblée.

Orange avec AFP, publié le vendredi 23 mars 2018 à 17h50

REVUE DE TWEETS - Trois personnes ont été tuées et 16 blessées, ce vendredi 23 mars à Carcassonne et Trèbes (Aude), dans une série d'attaques revendiquées par l'État islamique (EI) et commises par un homme "seul" qui a été abattu par les forces de l'ordre. Le monde politique a salué la mémoire des victimes et le travail des forces de l'ordre.

Le Front national (FN) a également pointé le "laxisme" et "l'inaction coupable" du gouvernement.

Le meurtrier présumé, Redouane Lakdim, a mené ses attaques en trois temps : il a d'abord "volé une voiture à Carcassonne, tuant un passager et blessant gravement le conducteur". Puis un peu plus loin, il a tiré sur un CRS qui rentrait d'un footing avec plusieurs collègues près d'une caserne. Le CRS a été légèrement blessé à l'épaule. Quelques minutes plus tard, vers 11h15, il pénétrait dans un supermarché Super U de Trèbes où il "a tué deux autres personnes", un employé et un client.

"Nous pensions qu'il n'y avait pas de radicalisation"

Alors que les autres otages avaient réussi à prendre la fuite, il a ensuite retenu une femme. Un lieutenant-colonel de gendarmerie dépêché sur les lieux s'est alors proposé pour prendre la place de celle-ci. Vers 14h30, il a été "gravement blessé" par balles par l'assaillant, ce qui a déclenché l'assaut du GIGN, a précisé Gérard Collomb, en saluant l'"héroïsme" du gendarme. Un autre militaire de l'antenne GIGN de Toulouse a également été blessé par balles à la jambe lors de l'assaut.



"Un individu a tué trois personnes et en a blessé 16 autres, dont au moins deux sont dans un état grave", a précisé Emmanuel Macron lors d'un point de presse à l'issue d'un "point de situation" place Beauvau, à Paris. Sur place, le ministre de l'Intérieur avait expliqué devant la presse que le meurtrier présumé était connu "pour des faits de petite délinquance". "Nous l'avions suivi et nous pensions qu'il n'y avait pas de radicalisation, mais il est passé à l'acte brusquement", a-t-il précisé.

Une responsabilité politique ?

"Si le profil d'étranger fiché pour radicalisation se confirme, ceux qui ont refusé la proposition des députés FN d'expulser immédiatement les étrangers fichés S porteront une responsabilité politique dans ce drame", a écrit sur Twitter la présidente du Front national, Marine Le Pen, après avoir écrit que "toutes (ses) pensées" allaient aux "victimes et à leurs familles".



"Macron réagit à un attentat islamiste commis par un étranger, aux côtés de celle (Angela Merkel) qui a ouvert l'Europe à une vague migratoire sans précédent. Désastreux aveuglement !", a-t-elle également estimé. "Le profil du terroriste du terroriste de #Trèbes, s'il est confirmé, démontre une nouvelle fois les limites d'un certain laxisme en matière de lutte contre l'islamisme", a abondé le député FN, Louis Aliot, sur le réseau social. "La Tolérance 0 doit s'imposer pour l'islam politique totalitaire sous toutes ses formes ! Dehors !"



"Originaire du #Maroc, déjà incarcéré, islamiste connu et repéré. Mais toujours sur notre territoire ! Le laxisme jusqu'où ?", a lui questionné le vice-président du FN, Nicolas Bay. "Les antécédents et le profil du terroriste de #Trèbes, s'ils sont confirmés, démontrent une nouvelle fois l'inaction coupable des autorités face à la guerre que nous mène l'islamisme. Pensées pour les victimes, et remerciements pour les forces de l'ordre !", a lui écrit le maire FN de Fréjus, David Rachline.



"Si le terroriste était bien un étranger, radicalisé, fiché, alors se repose la question essentielle de la raison de la présence de ces gens-là sur notre territoire ! Étranger, il aurait dû être expulsé, binational, déchu de sa nationalité française, puis expulsé", a abondé le président des Patriotes et ex-FN, Florian Philippot.



"Pensée pour les victimes de Trèbes et leurs familles", a lui écrit sur Twitter le président Les Républicains (LR) du Sénat Gérard Larcher. "Hommage à nos forces de sécurité et leur travail remarquable pour protéger les Français". Le président La République en Marche (LREM), François Rugy, a exprimé sa "solidarité avec les familles et les proches des victimes" et apporté son "soutien aux forces de sécurité". "La lutte contre le terrorisme est un combat de longue haleine. Unité et détermination", a-t-il écrit sur le réseau social.

"Mes pensées vont aux nouvelles victimes de la barbarie islamiste et à leurs familles", a lui écrit le président des Républicains, Laurent Wauquiez. "Hommage à nos forces de l'ordre qui ont encore démontré leur courage et leur sang-froid". "Une prise d'otage qui rappelle celle de l'Hyper Casher. L'islamisme radical tue toujours", a elle écrit la porte-parole de LR, Lydia Guirous. "Daech a encore sur notre territoire des fidèles, qu'il faut combattre avec détermination".



"Hommage au lieutenant-colonel grièvement blessé qui s'est substitué à un otage à #Trèbes. Merci à cet homme exceptionnel pour son acte d'héroïsme. La France peut être fière de ses policiers et de ses gendarmes", a lui écrit le député LR des Alpes-Maritimes Éric Ciotti. "Pensées pour les victimes de ce nouvel attentat terroriste qui nous rappelle qu'il faut mettre tous les moyens pour éradiquer la barbarie islamiste. Merci à nos forces de sécurité pour leur courage héroïque".

"Le terrorisme qui nous menace est le terrorisme islamiste, c'est le terrorisme de délinquants de droit commun qui basculent dans le fanatisme. Ne pas prendre en compte ces réalités serait une folie", a lui estimé le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau.



"Merci et bravo aux forces de l'ordre qui ont neutralisé le terroriste dans l'Aude. Nous compatissons avec les familles et les proches des victimes", a écrit le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde. "Soulagé de la fin de la prise d'otage de Trèbes. Remerciements aux forces d'intervention. Toutes mes pensées vont aux victimes et à leurs proches", a réagi Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.

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