Attaque de Paris: Macron prêt à "réinterroger certains dispositifs", affirme Attal

Attaque de Paris: Macron prêt à "réinterroger certains dispositifs", affirme Attal
Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, le 28 septembre 2020 à Paris
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, publié le lundi 28 septembre 2020 à 16h54

Emmanuel Macron a rappelé lundi en conseil de ministres que "la menace terroriste est toujours persistante dans notre pays" et s'est dit prêt à "réinterroger" un "certain nombre de dispositifs", a indiqué le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

Pour sa première réaction officielle à l'attaque au hachoir qui a fait deux blessés vendredi devant l'ancien immeuble de Charlie Hebdo à Paris, le chef de l'Etat "a indiqué qu'il s'agissait de faits très graves" et il a "dit une nouvelle fois ses pensées, sa solidarité aux victimes et à leurs proches, sa reconnaissance aux forces de l'ordre et de secours", a rapporté le secrétaire d'Etat.

"Le président de la République a indiqué qu'une enquête était en cours et qu'à la lumière des résultats de cette enquête, évidemment, il faudra réinterroger le cas échéant, un certain nombre de dispositifs", a-t-il précisé, rappelant que le chef de l'Etat doit présenter vendredi sa stratégie contre les séparatismes.

Pour le président, "l'attentat qui a eu lieu vendredi rappelle que la menace terroriste est toujours persistante dans notre pays" et "les informations de l'enquête conduiront immanquablement à réinterroger un certain nombre de procédures et fonctionnement si des défaillances sont constatées", a souligné M. Attal, précisant qu'Emmanuel Macron n'avait pas évoqué spécifiquement la procédure concernant les mineurs isolés.

Les enquêteurs tentaient lundi de faire la lumière sur la véritable identité de l'assaillant qui a reconnu avoir blessé gravement vendredi deux salariés de l'agence de presse Premières Lignes en pensant s'en prendre à des journalistes de Charlie Hebdo.

Entré en France encore mineur il y a trois ans, celui qui se présente comme Hassan A., âgé de 18 ans, né au Pakistan, avait été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance dans le Val-d'Oise jusqu'à sa majorité en août. Selon la photo d'une pièce d'identité récupérée par les enquêteurs, Hassan A. s'appellerait en réalité "Zaheer Hassan Mehmood" et aurait 25 ans. 

Le vice-président du RN Jordan Bardella a vivement critiqué dimanche sur BFMTV ce dispositif, assurant que les "mineurs non accompagnés sont responsables aujourd'hui de l'explosion de la délinquance et de l'insécurité dans notre pays".

Dimanche, le patron de la "task force" antiterroriste de la présidence Laurent Nuñez a estimé dans un entretien à l'AFP que "nous améliorons la détection" en matière d'anti-terrorisme mais qu'"il faut resserrer encore les mailles du filet".

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