Attaque de Nice: droite et RN veulent durcir la lutte contre l'immigration

Chargement en cours
Le président des Républicains Christian Jacob, le 27 octobre 2020 à Paris
Le président des Républicains Christian Jacob, le 27 octobre 2020 à Paris
1/2
© AFP, Ludovic MARIN

, publié le vendredi 30 octobre 2020 à 11h56

La droite et le Rassemblement national ont mis vendredi l'accent sur la lutte contre l'immigration au lendemain de l'attaque au couteau à Nice commis par un jeune Tunisien qui venait d'arriver en France.

"Le problème de l'immigration et de son contrôle doit être posé, nous avons des propositions pour le renforcer", a affirmé sur RTL le président des Républicains Christian Jacob, en estimant qu'"il faudra faire évoluer les textes".

"On voit bien qu'aujourd'hui on ne peut pas aborder ces sujets (du terrorisme et de l'islamisme) sans poser celui de l'immigration", a-t-il expliqué. "Depuis trois semaines, trois attentats, une tentative stoppée de justesse hier à Lyon, quatre fois des étrangers", a-t-il énuméré.

M. Jacob a notamment rappelé la proposition LR de "quotas d'immigration qui soient votés à l'Assemblée nationale, publiquement, après avoir consulté les fédérations professionnelles".

Il a également réclamé des "tests osseux pour s'assurer d'abord que les mineurs que nous accueillons sont effectivement mineurs et mineurs isolés".

"L'année dernière, quasiment 500.000 personnes sont rentrées en France, nous ne pouvons plus accepter cette immigration", a jugé sur France Info le député LR des Alpes maritimes Eric Ciotti qui a "demandé au président de la République un moratoire pour les procédures d'asile et pour l'octroi de visas en provenance de ces pays qui nous menacent".

"On a donné asile à nos ennemis", s'est indignée sur France Info la présidente (Libres, ex-LR) de la région Ile-de-France Valérie Pécresse en rappelant que "c'est un Tunisien en situation irrégulière qui aurait dû être expulsé par les autorités italiennes qui a fini par arriver à Nice pour commettre son sinistre forfait".

"La première des choses, c'est évidemment que tous les étrangers qui aujourd'hui sont radicalisés, fichés par l'antiterrorisme, soient expulsés de notre pays", a-t-elle réclamé en souhaitant que cette "décision de justice puisse être remplacée par une décision administrative sous le contrôle du juge".

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a pour sa part estimé sur BFMTV que si l'on n'arrête pas "l'immigration massive, inconsidérée, anarchique, dans notre pays, alors nous ne réglerons pas un problème qui tue des Français sur notre territoire".

"Nous avons proposé des amendements pour interdire définitivement du territoire national des étrangers coupables de terrorisme, même ça, ils ont refusé de le voter", a-t-elle notamment reproché à la majorité.

"Nous avons accordé sans critères pendant des décennies la nationalité française à des gens, sans mesurer s'il la méritait, c'est le problème de l'acquisition automatique de la nationalité", a-t-elle aussi déploré.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.