Attaque à Nice : la droite veut une législation "d'exception"

Attaque à Nice : la droite veut une législation "d'exception"
Marine Le Pen, le 19 octobre 2020, à Nanterre

, publié le jeudi 29 octobre 2020 à 14h45

L'attaque, perpétrée dans une église jeudi 29 octobre, a fait trois morts. Chez les Républicains comme au Rassemblement national, les voix s'accordent pour demander un changement dans les lois, face aux attentats islamistes.

"Trop, c'est trop".

La droite et le Rassemblement national ont réagi immédiatement à l'attaque au couteau à Nice, réclamant une nouvelle" méthode" et une législation "d'exception" pour faire face à une situation de "guerre". "Il faut vraiment changer de cadre pour éradiquer les islamistes" car "le cadre juridique dans lequel certains légitiment l'impuissance qui est la nôtre ne peut plus être adaptée pour conduire cette guerre", a dénoncé sur BFMTV le député LR des Alpes maritimes Eric Ciotti.


"Il faut que le principe de précaution profite à la société, il faut arrêter avec ces pseudo-défenses des libertés individuelles qui ne servent qu'à défendre les terroristes et à menacer notre société",  a-t-il ajouté en demandant un changement de "méthode". "Trop c'est trop, il est temps maintenant que la France s'exonère des lois de la paix pour anéantir définitivement l'islamo-fascisme de notre territoire", a exigé le maire LR de Nice Christian Estrosi. "Face à la barbarie islamiste notre pays est désarmé. Nous devons prendre des mesures d'exception pour protéger les Français contre ce fléau", a estimé une autre députée LR des Alpes-maritimes, Michèle Tabarot.

Trois personnes ont été tuées, dont deux dans une église, jeudi en plein coeur de Nice lors d'une attaque au couteau dont l'auteur a été interpellé, suscitant le choc en France à la veille d'un reconfinement pour lutter contre le Covid-19. "L'accélération dramatique des actes de guerre islamistes contre nos concitoyens et notre pays impose à nos dirigeants une réponse globale visant à l'éradication de l'islamisme de notre sol", a réclamé sur Twitter la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen.

"C'est la guerre"

"C'est une idéologie qui nous fait la guerre. Il faut les mettre hors d'état de nuire légalement, grâce à l'État de droit, grâce à une législation spécifique (...) mais on n'a pas le sentiment que le gouvernement a pris conscience de cette situation", a-t-elle affirmé devant des journalistes à l'Assemblée nationale. Pour le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan, il faut déclencher "l'état d'urgence sécuritaire avec des mesures fortes pour enfin mener la guerre contre l'islamisme sur notre sol".


"Cessons les tergiversations. C'est la guerre : anéantissons l'ennemi, protégeons notre peuple, sauvons notre civilisation", a lancé sur Twitter le vice-président de LR Guillaume Peltier.

Les plus hautes personnalités de la droite ont également appelé à l'action. "L'extrême gravité de la situation exige des décisions fortes, immédiates et sans retour", a réagi l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy dans un texte publié sur Twitter.


"L'horreur de cette nouvelle attaque plonge à nouveau notre pays dans la tristesse est la colère. Il faut agir plus fort et plus vite", a réclamé le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau. Le président (LR) du Sénat Gérard Larcher estime également que "les mots ne suffisent plus". "Réagissons fort, ne cédons rien, affirmons notre identité, défendons notre démocratie pied à pied", a-t-il ajouté sur twitter.
 

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