Après la gauche, l'idée d'un revenu universel fait son chemin à droite

Après la gauche, l'idée d'un revenu universel fait son chemin à droite
Xavier Bertrand, le 22 septembre 2020, à Paris
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, publié le mardi 05 janvier 2021 à 15h30

Le sujet avait été l'un des thèmes de campagne de Benoît Hamon lors de la primaire de la gauche pour l'élection présidentielle de 2017.

La bataille présidentielle de 2022 va t-elle voir resurgir le revenu universel? Après avoir été portée par Benoît Hamon, candidat désigné par la gauche en 2017, l'idée émerge de l'autre côté de l'échiquier politique, selon Le Parisien. Le quotidien avance ainsi que l'équipe de Xavier Bertrand, qui ne cache pas ses ambitions en vue de 2022, travaille aussi sur la question.


Selon la même source, les députés Julien Dive et Stéphane Viry, soutiens du président des Hauts-de-France, étudient l'idée "d'assurer un revenu minimum garanti sous condition de servir d'une façon ou d'une autre l'intérêt général".

Quant à son montant, il serait ainsi plus élevé que le seuil de pauvreté, mais "pas trop proche du Smic", pour "ne pas donner l'impression que l'on dévalorise la valeur travail". La proposition sera soumise à Xavier Bertrand "au printemps", affirme Le Parisien. L'idée d'un tel type de revenu n'est pas neuve : en 2012, Dominique de Villepin s'en était emparé, tout comme Nathalie Kosciusko-Morizet en 2016.

Du côté du Rassemblement national, le sujet est aussi à l'étude, "même si le mot universel, ça ne nous va pas", indique le conseiller de Marine Le Pen, Philippe Olivier, dans les colonnes du Parisien.

A gauche, Générations, le mouvement fondé par Benoît Hamon, avait annoncé mi-décembre son "retour" avec une campagne sur la mesure phare de l'ancien candidat à la présidentielle, le revenu universel, "un filet de sécurité efficace" en temps de crise. La convention en ligne du mouvement, début décembre, a entériné une nouvelle phase au cours de laquelle "nous voulons davantage faire la promotion des idées constitutives de notre identité", a expliqué la nouvelle co-coordinatrice, la sénatrice Sophie Taillé-Polian. Générations fait partie depuis l'été du pôle écologiste constitué autour d'Europe Ecologie-Les Verts avec d'autres petits mouvements comme Génération écologie de la députée Delphine Batho. Mais Générations veut "assumer et affirmer (ses) solutions avec force car la synthèse entre le socialisme et l'écologie politique de Benoît Hamon a besoin d'être incarnée", a déclaré l'autre coordinateur Benjamin Lucas. 

"Le RUE (Revenu universel d'existence) fait son chemin depuis 2017", a estimé Benjamin Lucas, selon lequel "en temps de crise il est un filet de sécurité efficace".
 

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