Après Hitler, Emmanuel Macron représenté en maréchal Pétain dans le Var

Après Hitler, Emmanuel Macron représenté en maréchal Pétain dans le Var
Emmanuel Macron, le 24 juillet 2021 à Papeete, à Tahiti.

publié le vendredi 13 août 2021 à 12h55

Le préfet du Var a "condamn(é) les odieux amalgames auxquels se livre une nouvelle fois" l'afficheur varois Michel-Ange Flori, "trop connu localement."

Après avoir représenté Emmanuel Macron en Adolf Hitler, l'afficheur varois Michel-Ange Flori a publié jeudi 12 août sur son compte Twitter une nouvelle affiche, représentant cette fois le président de la République aux côtés du maréchal Pétain, avec l'inscription "Il n'y a qu'un pass à franchir", devant un QR code.



"Pour avis : des miliciens macronistes portant des bonnets d'âne, soucieux de plaire à leur maître, patrouillent dans les faubourgs cherchant des humoristes non agréés pour les livrer à l'autorité judiciaire. Le pas de trop!", écrit-il également sur le réseau social. 



Dans un communiqué publié ce jeudi 12 août, le préfet du Var "condamne les odieux amalgames auxquels se livre une nouvelle fois" l'afficheur "trop connu localement." "Ils sont une insulte à l'histoire et à la mémoire des victimes de cette période tragique, à un moment où nous devrions tous nous rassembler pour conjuguer nos efforts afin d'endiguer la 4e vague épidémique, protéger la santé de nos concitoyens et éviter à notre pays de mettre à l'arrêt des pans entiers de son économie", déclare le préfet.

Le chef de l'Etat n'a pas encore réagi. Le 28 juillet, il avait porté plainte contre Michel-Ange Flori, qui l'avait représenté quelques jours plus tôt sur deux grands panneaux publicitaire de quatre mètres sur trois mètres situés sur une quatre voie à La-Seyne-sur-Mer et à l'entrée de Toulon dans l'uniforme du leader nazi Hitler, avec une petite moustache, une mèche sur le front et le sigle du mouvement présidentiel LREM détourné en croix gammée. "Obéis, fais-toi vacciner", était-il écrit. 

Michel-Ange Flori, propriétaire de 400 panneaux entre Bandol et Hyères, est un habitué des campagnes polémiques sur les deux panneaux qu'il s'est réservé pour commenter à sa façon l'actualité. Il s'était notamment engagé aux côtés des "gilets jaunes". "Vous voyez Hitler, mais on peut y voir Staline, ou moi j'y vois Charlie Chaplin dans Le dictateur", avait-t-il expliqué à l'AFP. Ces affiches visent à questionner "cette démocratie où les décisions sont prises sans discussion lors d'un conseil sanitaire", avait-il insisté. 

En 1999, sa première affiche au moment de l'affaire des paillotes en Corse titrée : "Corse: présumé coupable. Préfet: présumé innocent. Chevènement: l'innocence sélective", lui avait valu 36 heures de garde à vue. En 2019, la chaine BFMTV a obtenu sa condamnation pour une affiche titrée: "La police vous parle tous les jours sur BFMTV". A l'audience, l'afficheur avait plaidé "le droit à la parodie et à la liberté d'expression".

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