Appel à la discussion de Jadot: Mélenchon ne veut pas être "instrumentalisé"

Appel à la discussion de Jadot: Mélenchon ne veut pas être "instrumentalisé"
Le candidat de La France insoumise à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon le 1er avril 2021 à l'Assemblée nationale à Paris

, publié le jeudi 08 avril 2021 à 12h35

Le candidat de La France insoumise à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a prévenu jeudi qu'il refuserait d'être "instrumentalisé" par l'eurodéputé EELV Yannick Jadot qui prépare une réunion des dirigeants de gauche pour discuter d'un projet commun en 2022.

Le chef des Insoumis, qui dit depuis plusieurs semaines qu'il est disposé à parler programme avec les autres forces de gauche, a confié à BFMTV sa méfiance sur l'initiative de M. Jadot.

Il a affirmé qu'une telle réunion était désirée par les Insoumis sur la coordination de la riposte pour la "défense des libertés" après les polémiques sur l'"islamo-gauchisme" et les réunions non-mixtes de l'UNEF.

"Mais si c'est pour parler d'une candidature commune, les choses se gâtent", a lancé Jean-Luc Mélenchon. "Vous voulez qu'on porte votre sacoche mais quand il s'agit de se battre (pour les libertés) il n'y a plus personne".

"Il y a un problème si on parle candidature commune, car le propre parti de Jadot n'est pas d'accord", a tancé le président du groupe des députés LFI.

"Enfin on rêve, (le chef d'EELV) Julien Bayou a rappelé qu'il y aura une primaire chez les Verts, les communistes vont aussi discuter d'une candidature ce week-end, les socialistes auront une primaire", s'est étonné l'Insoumis.

L'appel de Yannick Jadot à se réunir, "c'est un numéro de claquettes pour dire +plus unitaire que moi, tu meurs+", a ajouté M. Mélenchon. Il a indiqué: "On ira à toutes les réunions mais nous prenons nos précautions, nous ne sommes pas d'accord pour être instrumentalisés par les campagnes internes".

Yannick Jadot a annoncé dimanche que la réunion aurait lieu "sous 15 jours", affirmant avoir reçu des réponses positives notamment de Jean-Luc Mélenchon, Olivier Faure, Fabien Roussel et Benoît Hamon, leaders respectivement de LFI, du PS, du PCF et de Générations.

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