APB : la plateforme sera supprimée l'an prochain, annonce la ministre de l'Enseignement supérieur

APB : la plateforme sera supprimée l'an prochain, annonce la ministre de l'Enseignement supérieur
Frédérique Vidal sur le perron de l'Élysée, le 28 juillet 2017

Orange avec AFP, publié le dimanche 03 septembre 2017 à 08h10

Admission Post Bac, c'est bientôt fini. Les futurs bacheliers vont dire adieu à la plateforme qui leur permettait de classer leurs vœux d'orientation pour leurs études supérieures.

Face aux nombreux couacs, le gouvernement a décidé de changer de méthode pour éviter de réitérer la pagaille de cet été, qui avait vu plus de 65.000 lycéens privés d'une d'affectation en université.

Le site Admission Post Bac, dans sa configuration actuelle, s'apprête à tirer sa révérence, a fait savoir la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal dans les colonnes du Journal du Dimanche, le 3 septembre. Cette année, plus de 800.000 élèves s'étaient inscrits cette année sur la plateforme gérée par le ministère. Ils découvriront une toute nouvelle formule dès 2018. "La plateforme APB telle que nous la connaissons, ce sera effectivement terminé l'an prochain", a confirmé la ministre. "Au départ, elle a constitué un progrès en venant remplacer les immenses queues devant les établissements où chacun venait déposer son dossier papier." Pourtant aujourd'hui, "le système est à bout de souffle. Il faut le rénover profondément", a insisté Frédérique Vidal.



- SYSTÈME À BOUT DE SOUFFLE -

Pour la ministre, l'objectif est de garantir une juste répartition des élèves dans les différentes filières. "Avant, c'était la règle du "premier arrivé, premier servi". Il n'est pas question d'en revenir là !" Concrètement, quels changements et améliorations seront apportés au nouveau dispositif ? "Le "tirage au sort", à l'aveugle, dans les filières les plus demandées, sera supprimé en 2018", promet l'ancienne biochimiste. "Je m'y suis engagée". "Il faudrait peut-être aussi limiter le nombre de vœux possibles - jusqu'à 24 aujourd'hui - pour éviter des orientations par défaut. C'est à l'ordre du jour de la concertation sociale qui a débuté", a poursuivi la ministre. La concertation sur les modalités d'entrée à l'université est entrée dans sa deuxième phase le 31 août. Des réunions sont prévues jusqu'à mi-octobre, avant la remise de propositions au gouvernement.

- CALENDRIER SERRÉ -

On ignore pour l'heure comment sera baptisé ce nouveau site web mais une chose est certaine : le nom APB tombera dans l'oubli. "Le résultat aboutira à modifier profondément la procédure d'affectation et à lui trouver un nouveau nom : APB rappelle trop de mauvais souvenirs", a déclaré Frédérique Vidal au JDD. Tous ces changements devront être mis en place dans un calendrier serré puisque la nouvelle plateforme devra être opérationnelle dès janvier, afin que les lycéens de terminale et les étudiants de première année souhaitant se réorienter s'y inscrivent.

Cette année, après la première phase de réponses d'APB début juillet, près de 90.000 jeunes se sont retrouvés sans affectation. Fin août, ils étaient encore 6.000, en majorité des bacheliers professionnels, à ne pas avoir eu de réponse positive à leurs vœux. Le ministère tente de trouver des solutions à une situation qui s'explique par la hausse démographique et la volonté de plus en plus de jeunes d'entreprendre des études supérieures.

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54 commentaires - APB : la plateforme sera supprimée l'an prochain, annonce la ministre de l'Enseignement supérieur
  • Sauf que APB, ça fonctionne plutôt bien!
    Ce qui ne fonctionne pas, c'est l'anticipation des besoins de places dans l'enseignement supérieur.
    Maintenant que le dispositif est bien rodé et qu'on a dépensé des millions, changeons de système et continuons à dépenser des millions.... comme leurs prédécesseurs....

  • On peut vraiment dire que Macron reprend tout à zéro sur ce qui ne marche pas depuis de nombreuses années.
    Il a vraiment peur de rien. Bravo.

  • Il serait bien qu'il y ait des contrôles continus en 1ère et terminal. Distribuer le BAC comme si c'était le summum, c'est ridicule. Le niveau a bien diminué, et, il faut admettre que tout le monde n'est pas fait pour suivre des études. L'ANPE regorge de jeunes bacheliers ayant encombrés pendant 1 an ou 2 les facs, sans enthousiasme. Il serait judicieux de les diriger dans des carrières professionnelles où, ils auraient plus de chance de réussir. Beaucoup de sociétés manquent de personnel.

    surtout quand les patrons quittent le pays et que MELANCHON va "embaucher" !!!!!!

  • Cessons de jouer les autruches! Dans toutes les classes prépa ou écoles d'ingénieurs postbac, il y a une sélection sur dossier: cela garantit à ceux qui sont admis dans ces filières - s'ils font preuve de l'assiduité requise - de terminer leur cursus avec un diplôme. Oui il faut une sélection à l'entrée à l'université, ne serait-ce que pour désengorger des filières où le nombre d'étudiants est divisé par 2 voire 3 ou 4 dès la 2e année parce que la 1e année en a découragé un grand nombre. Il y a trop de jeunes qui à 20 ans se retrouvent en situation d'échec après avoir redoublé leur 1e année, simplement parce qu'ils se sont précipités dans une filière à la mode sans se rendre compte qu'ils n'avaient pas le niveau requis. ils ont alors le choix entre trouver un emploi sans autre diplôme qu'un bac dont la valeur n'a fait que se dégrader depuis 20 ans ou tenter une nouvelle filière. Dans les 2 cas, ils auront perdu 2 ans. Pour éviter les afflux d'inscriptions en STAPS par exemple, commençons par expliquer aux lycéens qu' un bon niveau en sport est nécessaire mais pas suffisant! Il faut aussi un bac S option SVT, sinon ils seront complètement largués en biologie et anatomie et ne passeront pas le cap de la 1e année . Pour cette filière comme tant d'autres, l'orientation dès la classe de seconde est primordiale, le travail indispensable et la sélection à l'entrée en fac inévitable pour mettre en adéquation le niveau du bachelier et la formation souhaitée.

    L'égalité fera que contrôle continu ou pas, tout le monde aura quand même son bac.

  • Il faut supprimer le BAC , faire des contrôles continus en 1ère et terminale et examen d'entrée en université.