Antisémitisme : Manuel Valls estime qu'il fallait interdire des manifestations des "gilets jaunes"

Antisémitisme : Manuel Valls estime qu'il fallait interdire des manifestations des "gilets jaunes"
L'ancien premier ministre Manuel Valls, le 26 septembre 2018 à Barcelone

Orange avec AFP-Services, publié le jeudi 21 février 2019 à 11h50

L'ancien premier ministre a déclaré que les pouvoirs publics auraient dû "fallait frapper fort et dur dès le début" de la mobilisation des "gilets jaunes" pour combattre l'antisémitisme.

Fallait-il interdire les manifestations des "gilets jaunes" lorsque de premiers actes et propos antisémites y ont été constatés ? Manuel Valls répond par l'affirmative. Invité de RTL, jeudi 21 février, l'ancien premier ministre a estimé qu'il "fallait frapper fort et dur dès le début" de la mobilisation.


"Oui je le crois (...), la question d'interdire de nouveau des manifestations peut se poser", a déclaré Manuel Valls, prenant en exemple des manifestations "où l'on criait 'mort aux juifs'" qu'il avait interdites en 2014 et 2015. L'ex-chef du gouvernement a également pris en exemple des anciens spectacles de Dieudonné, qu'il accuse d'avoir, "comme Soral et d'autres", fait le "lien entre extrême gauche et extrême droite".

Manuel Valls soutient par ailleurs les déclarations d'Emmanuel Macron lors du dîner du Crif, mercredi 20 février, estimant que l'antisionisme est "une des formes modernes" de l'antisémitisme. "L'antisionisme donne la permission d'être démocratiquement antisémite", a fermement déclaré le candidat à la mairie de Barcelone, qui pointe particulièrement "cet antisémitisme qui vient aussi de nos banlieues et qui est ancré dans la culture musulmane".

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