Annonces d'Emmanuel Macron : l'opposition monte au créneau

Annonces d'Emmanuel Macron : l'opposition monte au créneau©Panoramic

, publié le mercredi 31 mars 2021 à 22h10

Mercredi 31 mars, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé plusieurs mesures pour lutter contre l'épidémie de Covid-19 en France. Des décisions qui n'ont pas manqué de faire réagir plusieurs personnalités politiques françaises.

La France va devoir apprendre à vivre avec de nouvelles restrictions sanitaires lors des prochaines semaines.

Pour tenter de freiner l'épidémie de Covid-19 dans le pays, Emmanuel Macron a annoncé plusieurs choix forts. Le président de la République a notamment déclaré que les mesures de confinement jusqu'ici instaurées dans 19 départements seront étendues dans l'ensemble de la métropole. Les écoles vont également rester fermées pendant trois semaines et la campagne de vaccination devrait s'accélérer lors des prochains mois.


Les déclarations du chef de l'État ont immédiatement suscité les commentaires de la classe politique. Député La France insoumise de la quatrième circonscription des Bouches-du-Rhône, Jean-Luc Mélenchon a utilisé dans un tweet les termes « incohérent » ou même « désolant » en réaction à l'allocution présidentielle.

Du côté du Rassemblement national, Marine Le Pen a estimé sur son compte Twitter que « le président de la République mène une 'guerre' sans que l'État ne dispose des munitions suffisantes », quand Jordan Bardella a accusé Emmanuel Macron de dissimuler « une gestion pitoyable et un Waterloo vaccinal aux conséquences dramatiques sur la vie de nos entreprises et la santé mentale des Français ». Dénonçant : « Fermer est devenue la seule perspective qu'ils offrent au pays. » Même son de cloche pour Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout La France, qui affirme qu'Emmanuel Macron « se moque de nous ».

Du « retard dans tous les domaines » selon Bruno Retailleau

Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat, regrette que « notre retard dans tous les domaines, sur les tests, le traçage, la vaccination ou dans l'augmentation du nombre de lits de réanimation entraîne la prise de mesures radicales », via le réseau social à l'oiseau bleu.

Également sur Twitter, le secrétaire national du Parti socialiste Olivier Faure écrit que « Macron a fait un pari. Ce sont les Français qui ont perdu ». Enfin, la stratégie du gouvernement agace aussi le secrétaire national Europe Écologie-Les Verts Julien Bayou. « Le 'pari' morbide est perdu. Nous en payons le prix. À privilégier l'économie au détriment de la santé, nous perdons sur les deux tableaux », dénonce-t-il.

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