Aides de l'Etat : le débat sur les contreparties doit avoir lieu au sein même des entreprises, selon Jean Castex

Aides de l'Etat : le débat sur les contreparties doit avoir lieu au sein même des entreprises, selon Jean Castex
Le Premier ministre Jean Castex (à droite) et le ministre de l'Economie Bruno Le Maire à Matignon, le 29 septembre 2020.

publié le lundi 12 octobre 2020 à 11h35

"Il faut toujours se demander comment est utilisé l'argent public, c'est absolument sain dans une démocratie", a estimé le Premier ministre. 

L'Etat doit-il demander des contreparties aux entreprises qui bénéficient d'aides dans le cadre du plan de relance ? Interrogé sur ce sujet lundi 12 octobre sur franceinfo, le Premier ministre Jean Castex a estimé que si le débat sur d'éventuelles contreparties était "légitime" il devait "se traiter entreprise par entreprise".


"Ce débat sur les contreparties, il n'est pas nouveau, il n'est pas illégitime", a expliqué le chef du gouvernement pour qui "il faut toujours se demander comment est utilisé l'argent public, c'est absolument sain dans une démocratie". "Je ne dis pas que c'est un faux débat, puisque je vous ai dit qu'il était légitime" mais "il doit se traiter entreprise par entreprise, dans le cadre du dialogue social d'entreprise", a-t-il insisté.

"Il faut que les instances du dialogue social dans les entreprises, à chaque fois que celle-ci est éligible ou bénéficie du plan de relance, que ces instances soient saisies", a ajouté le Premier ministre. "C'est une chose qui est saine, ça ne veut pas dire qu'il faut qu'elles aient un droit de véto, c'est un droit de regard", a-t-il précisé.


Le chef du gouvernement a aussi répété son opposition à une possible contribution exceptionnelle des plus favorisés pour financer la relance. "La relance économique, j'en suis intimement convaincu passe par la confiance et la visibilité. J'ai dit dès ma prise de fonction, dès mon discours de politique générale, qu'il n'y aura pas d'augmentation d'impôts, je maintiens très clairement ma position", a-t-il martelé.

Les députés examinent à partir de ce lundi le premier volet du projet de loi de finances pour 2021, qui prévoit notamment 100 milliards d'euros d'aides, notamment aux entreprises, pour favoriser la reprise et des baisses d'impôts pour les sociétés. La gauche et quelques voix LREM comptent réclamer des contreparties écologiques et sociales aux aides aux entreprises.
 

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