Affaires Hulot et Darmanin : Macron craint une "République du soupçon"

Affaires Hulot et Darmanin : Macron craint une "République du soupçon"
Emmanuel Macron, le 26 janvier 2018 à l'Élysée.

Orange avec AFP, publié le mardi 13 février 2018 à 22h30

VIDÉO. Lors de sa rencontre mardi soir avec l'Association de la presse présidentielle, Emmanuel Macron est revenu les accusations d'agression sexuelle visant ses deux ministres Nicolas Hulot et Gérald Darmanin.

Le chef de l'État a mis en garde contre une "forme de République du soupçon".

Si des plaintes classées sans suite peuvent "conduire à écarter ou faire sortir du gouvernement" un ministre ou à l'empêcher d'exercer, "cela devient une forme de République du soupçon où tout se vaut", a déclaré Emmanuel Macron. Le président a expliqué n'avoir pas eu connaissance de l'existence de la plainte qui avait été déposée contre Nicolas Hulot lorsqu'il l'avait fait entrer au gouvernement. 



"Bien évidemment non car ce n'est pas une question que j'ai posée. Après, j'ai été informé par Nicolas Hulot", a-t-il détaillé. "Mais ce n'est pas inscrit au casier judiciaire". Demander "'est-ce que quelqu'un a déjà porté plainte contre vous?', cela n'existe dans aucune démocratie au monde", a-t-il lancé. "Il faut collectivement qu'on se méfie".

"J'ai appliqué des règles de bon sens quand j'ai nommé des ministres. Je me suis assuré qu'ils étaient en règle avec l'administration fiscale et qu'il n'y avait pas d'éléments de vulnérabilité au regard des règles de droit. Je ne souhaite pas que cela aille plus loin", a-t-il ajouté. "On rentrerait dans une drôle de société" si les responsables politiques pouvaient être constamment mis en cause "pour des choses jugées". Il a souligné qu'à ses yeux, le but des contre-pouvoirs comme la presse ne devait pas être de "détruire ceux qui exercent le pouvoir". 

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