Affaire Mila : Gérald Darmanin s'en prend à la "lâcheté intellectuelle" d'Edwy Plenel

Affaire Mila : Gérald Darmanin s'en prend à la "lâcheté intellectuelle" d'Edwy Plenel
Gérald Darmanin, le 15 octobre 2020, à Paris

, publié le mardi 20 octobre 2020 à 22h30

Evoquant l'affaire Mila", du nom de cette adolescente harcelée et menacée de mort pour avoir critiqué l'islam, le ministre de l'Intérieur a une nouvelle fois écorché le journaliste de Mediapart.

Quatre jours après l'assassinat de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a décliné mardi 20 octobre les mesures prises par l'exécutif dans la foulée de l'attentat, avec pour cible l'islamisme radical. Le patron de la place Beauvau a au passage évoqué plusieurs précédents, dont "l'affaire Mila".

Cette adolescente, qui avait critiqué l'islam dans des vidéos publiées en ligne, vit désormais sous protection après avoir dû quitter son lycée public sur fond de menaces de mort et cyberharcèlement. Sur le sujet, Gérald Darmanin s'en est pris à Edwy Plenel, qui avait affiché ses réticences quant à sa pertinence dans le "débat public". 


"Quand j'étends monsieur Plenel dire qu'il ne parle pas de l'affaire Mila parce qu'après tout, des milliers de menaces, c'est pas si grave que ça, je me dis qu'il y a de la lâcheté intellectuelle", a lancé Gérald Darmanin, à l'antenne de BFM-TV, mardi 20 octobre. "Ils sont aussi responsables de cette ambiance qui permet à des individus de passer à l'acte en excusant tout", a t-il abondé, avant de défendre la laïcité et le droit à la caricature.

"La grande liberté de la France" attaquée

"J'ai pu être gêné par des caricatures du pape ou du président de la République à la Une de Charlie Hebdo. Il arrive même que Charlie Hebdo me caricature. On peut être gêné, on est pas obligés s'applaudir à chaque fois mais ils ont le droit de les imprimer, et c'est la grande liberté de la France".


"Quand on fait le procès Charlie, quand on republie les caricatures, (...) alors oui, il y a des gens qui ne l'acceptent pas au sens premier du terme et qui commettent des attentats. Nous sommes en guerre, et en guerre il faut accepter que ces attentats puissent arriver et on fait tout pour que ces attentats arrivent le moins possible", a t-il encore abondé.

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