Affaire Fillon : Macron saisit pour avis le Conseil supérieur de la magistrature

Affaire Fillon : Macron saisit pour avis le Conseil supérieur de la magistrature
Emmanuel Macron a décidé de saisir le Conseil supérieur de la magistrature après les révélations d'Eliane Houlette

, publié le vendredi 19 juin 2020 à 22h55

Emmanuel Macron a décidé de saisir pour avis le Conseil supérieur de la magistrature ce vendredi en fin de journée après les révélations de l'ancienne cheffe du parquet national financier (PNF) Éliane Houlette.

Le président de la République Emmanuel Macron a saisit ce vendredi soir le avis le Conseil supérieur de la magistrature pour "analyser si le parquet national financier a pu exercer son activité en toute sérénité, sans pression" lors de son enquête sur l'affaire Fillon.




Le chef de l'Etat veut "lever tout doute sur l'indépendance et l'impartialité de la justice dans cette affaire", explique l'Elysée, après les propos de l'ex-procureure nationale financier Éliane Houlette, qui s'était émue du "contrôle très étroit" qu'aurait exercé le parquet général, son autorité de tutelle directe, dans la conduite des investigations lancées en pleine campagne présidentielle de 2017.

Rétropédalage

Éliane Houlette a été entendue le 10 juin par la commission d'enquête parlementaire sur l'indépendance de la justice. Elle a révélé avoir subi des pressions et s'est émue du "contrôle très étroit" qu'aurait exercé le parquet général dans la conduite des investigations dans l'affaire Fillon.

A la suite de ses propos, de nombreux politiques ont réagi, s'indignant d'une telle intrusion dans l'instruction. Face à la polémique, Éliane Houlette, par l'intermédiaire de son avocat a rectifié le tir ce vendredi. Celle qui a dirigé le PNF de février 2014 jusqu'à son départ à la retraite fin juin 2019 "souhaite que s'apaise une polémique inutile" et "tient à confirmer que la décision du PNF d'ouvrir dans le dossier Fillon une information judiciaire confiée à un juge d'instruction procède de la seule décision de ce parquet liée à l'évolution du droit de la prescription".

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